Fête du cinéma 2016 : 4€ la séance du vendredi du 26 au 29 juin, notre sélection des films à voir

21 juin 2016 Par Gilles Herail | 1 commentaire

La 32ème édition de la fête du cinéma revient du dimanche 26 au mercredi 29 juin avec un tarif réduit unique de 4 euros la séance. Toutelaculture vous propose sa sélection des films à l’affiche à ne pas manquer, au sein d’un programme très dense, malgré la concurrence (déloyale) de l’Euro 2016 de football. Conseils.

La fréquentation au box-office français est en chute libre depuis le début de l’Euro 2016 et la fête du cinéma arrive à point nommé pour rééquilibrer le dilemme match de foot / bonne petite toile en cassant le prix de la séance de ciné. Beaucoup de films à l’affiche valent le coup et Toutelaculture vous propose une sélection, forcément subjective, pour tous les goûts et tous les styles.

Blockbusters

Warcraft : l’adaptation tant attendue (et tant repoussée) du célèbre jeu vidéo de Blizzard n’a pas déplu à notre critique Olivier Handelsman qui vous en parle (très précisément!) ici.

Cannois

Elle:  On ne l’avait pas vu depuis près de dix ans avec Black Book (2006). Le réalisateur de Basic Instinct et Starship Troopers, Paul Verhoeven a clôturé la compétition de Cannes, ce samedi 21 mai 2016 avec une adaptation du roman Oh! de Philippe Djian qui a séduit l’ensemble du public. Produit en France avec un casting français, le film est décalé, pervers, plein d’humour et magnifiquement joué par Isabelle Huppert.

Julieta: Julieta évite ainsi toute prétention pour ne livrer qu’une histoire à la fois très touchante, et pleine de souffle. Alors tant pis s’il y manque de l’ampleur, et si certains de ses thèmes ne sont qu’effleurés : on aime qu’Almodovar préfère, pour garder la main, s’en remettre à la justesse et à la simplicité. En plus de prodiguer des leçons de mise en scène lors de quelques passages durs, rendus à l’écran avec beaucoup de pudeur, il signe un film qui fait voyager. Désabusé, Pedro ? Jamais

Comédie française

Bienvenue à Marly-Gaumont: Julien Rambaldi réalise une comédie d’intégration dans la lignée de Nous trois ou rien et de La Vache, portée par le couple Marc Zinga / Aïssa Maïga . Le conte rassembleur et optimiste manque de légèreté mais Bienvenue à Marly-Gomont émeut profondément en retraçant le parcours du combattant du père de Kamini, docteur africain devenu médecin de campagne dans un village qui mettra (beaucoup) de temps à l’accepter.

L’idéal : Pubard cocaïné dans 99 Francs tiré de l’ouvrage éponyme de Frédéric Beigbeder, Octave Parango ne s’est pas rangé des voitures. Exilé volontaire dans les steppes de l’Oural – à condition qu’on y trouve des bars à vodka et des demoiselles accortes -, il a cette fois endossé le costume de « model scouting » à la solde de quelques milliardaires post-soviétiques en mal de chair fraîche. Une vie placée sous le signe de l’hédonisme qui lui sied à merveille où tourbillonnent de jolies jeunes filles en mal de reconnaissance internationale et prêtes à tout pour y parvenir.

La loi de la jungleAprès La fille du 14 juillet (2013), film dynamité et fou, Antonin Peretjatko livre une comédie encore « plus » : spectaculaire épopée dans la jungle, entre Philippe de Broca et Jacques Tati. Un régal d’intelligence absurde et de romantisme. Vimala Pons et Vincent Macaigne sont irrésistibles.

Thrillers

Braqueurs : Julien Leclercq signe son long-métrage le plus abouti et l’un des polars français les plus réussis de ces dernières années. Sami Bouajila et Guillaume Gouixapportent de la légitimité dramatique à une tragédie d’action intense opposant astucieusement deux classes de délinquants, braqueurs contre dealers (caméo réussi de Kaaris). Du très bon cinéma de genre, qui sait prendre son temps quand il le faut tout en divertissant.

A warTobias Lindholm signe un remarquable drame sur la guerre moderne, en suivant un commandant affecté en Afghanistan (Pilou Asbæk) et sa femme restée au Danemark (Tuva Novotny). A war (Krigen en titre original) séduit par sa précision documentaire, sa justesse émotionnelle et sa finesse morale. Un parfait complément à Jarhead, Américan Sniper et Good Kill.

Cinéma d’auteur 

John From : Joao Nicolau nous offre un film léger comme de la gaze, irisé comme une bulle de savon : la jolie Rita, quinze ans, s’éprend de son voisin Philippe, séduisant quadragénaire. Entre eux, des petits riens et la place pour le rêve amoureux

Folles de joie : Avec Folles de joie, le réalisateur italien Paolo Virzi délivre un condensé de bonheur où les larmes succèdent au rire. En réunissant deux actrices de choc, il réalise une version italienne de « Thelma et Louise » (toutes proportions gardées) qui captive le spectateur d’un bout à l’autre, avide de sensations fortes aux côtés de ces deux folles, échappées de leur institution psychiatrique.

La forêt de Quinquonces: Présenté Hors compétition au Festival de Cannes 2016, ce premier film signé Grégoire Leprince-Ringuet nous a convaincus, grâce à sa forme de poème, personnelle et maîtrisée.

Documentaires

Ouragan : Les réalisateurs Cyril Barbançon, Andy Byatt et Jacqueline Farmer retracent dans un film aux images somptueuses la courte histoire, mais néanmoins puissante, d’un Ouragan nommé Lucy qui s’abat sur l’Atlantique, de Porto Rico au Golfe du Mexique. Toute La Culture revient sur « Ouragan », un film exceptionnel qui vous plonge au coeur d’un monstre merveilleux.

Merci PatronQui n’a jamais rêvé de s’offrir une partie de poker menteur avec un « grand de ce monde » ? François Ruffin, journaliste de son état et Robin des Bois à ses heures perdues, s’est lancé et a opté pour une Barbichette (le premier qui rira…) avec Benard Arnault, le vrai, celui de LVMH. Il nous sert au passage un premier film « stratégique » que ne renierait pas Sun Tzu dans son « Art de la Guerre » mais dans une version « humanité comprise »

Et aussi:

Dans les forêts de Sibérie: Adaptation réussie du best-seller de Sylvain Tesson (lire notre chronique du livre) par Safy Nebbou, Dans les forêts de Sibérie est un film à paysages qui parle aussi de rencontre humaine. Un bain de fraîcheur à l’orée de l’été


Gilles Hérail


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COMMENTAIRES:

  1. Hubert

    J’adore ce concept de fête ou d’initiative : de la culture pour tout le monde, j’entends pas là un prix accessible à tout le monde. Ce n’est pas évident dans le monde du cinéma notamment où les prix sont relativement élevés. Je fréquente très souvent un cinéma première classe au complexe Aéroville : http://www.europacorpcinemas.com/ et je vais pouvoir en bénéficier à prix réduits avec mes 2 enfants.

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