La mort du cinéaste engagé Jacques Rouffio émeut le monde de la culture.

12 juillet 2016 Par Antoine Roynier | 0 commentaires

Le réalisateur Jacques Rouffio est mort vendredi à Paris. Suite à l’annonce de son décès, les hommages sur les réseaux sociaux se sont multipliés.

 

« Il choisissait des sujets difficiles, souvent inspirés de faits réels. Il dénonçait les travers de son époque, au cinéma comme à la télévision, portant un regard lucide et amusé sur notre société » a réagi Audrey Azoulay dans un communiqué suite à la mort de Jacques Rouffio le 8 juillet à l’âge de 87 ans. Ce réalisateur français née à Marseille en 1928 a marqué le cinéma hexagonal avec ses films engagés abordant des sujets de société. Sept morts sur ordonnance réalisé en 1976 en est un bon exemple. Cette critique du monde de la médecine, inspirée d’un fait divers à Reims dans les années 1960, raconte l’histoire de deux chirurgiens victimes de chantage et poussés au suicide à 15 ans d’intervalle. Il en est de même pour Le Sucre où apparaît Gérard Depardieu. Dans cet objet cinématographique, le natif des Bouches-du-Rhône fera une critique acerbe du monde de la finance et de la spéculation boursière.

Jacques Rouffio savait également tirer le meilleur des comédiens qu’il dirigeait. La passante du Sans-Souci permettra à Romy Schneider, pour son ultime film, de gagner le César de la meilleure actrice en 1983. Dans ce même long-métrage, il sublimera l’un de ses acteurs fétiches, Michel Piccoli. Suite à l’annonce de son décès, les comédiens ayant collaboré avec lui et le monde de la culture française rendront unanimement hommage à son talent.


Isabelle Adjani a salué sur twitter celui qui lui a offert l’un des rôles principaux dans Violette et François. Quant au directeur général délégué du Centre national du cinéma (CNC), Christophe Tardieu, il regrette le réalisateur « parti rejoindre Romy ». Son aura va même au delà du monde du cinéma puisque l’historien, Eric Anceau, a fait part de sa tristesse suite à la disparition de cet acteur majeur du cinéma engagé.

Visuel: ©TLC


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