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Le cinéaste coréen Kim Ki-Duk est mort

Le cinéaste coréen Kim Ki-Duk est mort

11 décembre 2020 | PAR Lalouchi Naoual

Kim Ki-duk est mort ce vendredi des suites de la Covid-19 à l’âge de 59 ans. C’est une grande perte pour l’industrie du 7ème art.

La pandémie de Covid-19 continue de frapper et de faire des victimes jour après jour. Aujourd’hui c’est le scénariste, producteur, réalisateur et monteur sud-coréen qu’elle emporte avec lui. C’est à Latvia, en Lettonie, où il était de passage qu’il a rendu son dernier souffle aujourd’hui.

Kim Ki-Duk, un des réalisateurs le plus marquants de la nouvelle mouvance du cinéma coréen

Né à Bonghwa, en Corée du Sud, il grandit dans un village perdu dans les montagnes. Il part ensuite étudier à Séoul jusqu’à ses 17ans oú il s’engage dans la marine pour 5ans. Par la suite, il visite la France pendant près d’un an et y découvre le cinéma. C’est ainsi que sa passion pour le cinéma se révèle. De retour en Corée du Sud en 1993 il s’adonne à sa passion et fait ses débuts avec l’écriture de scénarios. Il commence alors à remporter ses premiers prix. A Painter and a Criminal Condemned to Death lui vaut le prix de la création attribué par l’Association des Scénaristes. Puis la Commission du Film Coréen lui délivre deux prix pour Double Exposure et Jaywalking en 1994 et 1995.

Il commence à réaliser avec Crocodile en 1996. C’est le premier film inspiré de sa propre vie. Par la suite son rythme de réalisation s’accélère et il dévoile un film par an. Mais c’est seulement en 2000 qu’il sera révélé au grand public avec son film L’Ile qui connait un succès dans les festivals du monde entier. En revanche les critiques coréennes rejettent violemment son film. Ses plus grands succès en Corée ne se feront qu’un an plus tard avec Adresse inconnue et Bad Guy. Sa carrière de cinéaste s’accélère alors et il remporte par la suite plusieurs prix.

Ses plus grands succès resteront la réalisation de Printemps, été, automne, hiver… et printemps. Samaria qui lui vaut l’Ours d’argent du meilleur réalisateur à Berlin. Ainsi que Locataire pour lequel il remporte le Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise.

C’est une riche filmographie qui lui aura valu de nombreuses récompenses que le réalisateur laisse derrière lui.

Visuel : ©Tania Volobueva Creative commons

L’agenda du week-end du 11 décembre 2020
La culture apparemment toujours pas indispensable
Lalouchi Naoual

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