Violet sous acides au Festival d’Automne

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<em>Violet</em> sous acides au Festival d’Automne

Informations Pratiques


A partir du 16 jusqu'au 19 novembre

Lieu: Centre Pompidou Place Georges Pompidou – 75004 Paris Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville RER : Châtelet-Les Halles, entrée Piazza – sur place au niveau -1,

Horaire:
20H30-Durée 1H20

Contact: 0153451717

14 et 10 €


Le festival d’Automne accueille deux spectacles de la chorégraphe américaine Meg Stuart. Après The Fault Lines présenté à la Ménagerie de Verre, c’est au tour du centre Georges Pompidou de se faire envahir par « Violet », un trip dansé comme une attirante overdose.

Ils sont cinq danseurs et un musicien, Brendan Dougherty. On cherche le violet, absent. Pourquoi ce titre, pourquoi pas plutôt. Meg Stuart voulait une couleur qui sonne bien. Il faut dire, le violet appelle l’ultra et c’est bien la puissance qui sort ici des corps.

Tout commence par une montée. Ils sont alignés, l’époustouflant Alexander Baczynski-Jenkins commence à bouger les bras, le reste du corps et le regard eux restent fixes. Il frise la contorsion. Dans une diffusion imperceptible, les autres commencent à se mouvoir, chacun est déjà dans sa bulle. Les mouvements répétitifs et obsédants commencent en même temps que la musique devient de plus en plus présente, jusqu’à l’étourdissement.

C’est dans un vacarme de tous les diables que la bande des cinq peut libérer les pieds du sol et évoluer sur le reste du plateau dans des mouvements assumés de transe absolument speed pour eux et hypnotique pour nous.

L’ambiance est celle d’une rave party dans les années 90. Ces êtres sont ensemble mais ils sont absolument seuls. Leurs  corps sont sur terre mais leurs esprits sont ailleurs. La tension redescendra avant de  nous surprendre à nouveau, l’occasion d’un regroupement apaisant et nécessaire, telle une vague qui engloutit tout sur son passage , les danseurs  au sol s’amalgament dans un geste proche de l’esprit de Charmatz.

Inspirée par l’air du temps qui laisse flotter un vent radical sur la danse contemporaine, Meg Stuart livre un spectacle sans concession, hyper abstrait en même temps  résonant en chacun. Puissant.

 

 



le 16 novembre 2011 Par Amelie Blaustein Niddam - categories : Danse, Festival D'Automne - vu 608 fois

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[...] Violet de Meg Stuart : Ils sont cinq danseurs et un musicien, Brendan Dougherty. On cherche le violet, absent. Pourquoi ce titre, pourquoi pas plutôt. Meg Stuart voulait une couleur qui sonne bien. Il faut dire, le violet appelle l’ultra et c’est bien la puissance qui sort ici des corps. Pour une thèse vivante de Claudia Triozzi : Chaque année, la Ménagerie de verre nous propose de partager de surprenantes expérimentations dans le cadre du festival les [In]accoutumés. C’est donc tout naturellement que Claudia Triozzi prend possession de la salle Off pour proposer sa « thèse vivante », en compagnie de singuliers partenaires… dont l’ânesse Manon ! [...]

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