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Le cognac Rémy Martin à l’honneur au bar Botaniste

Le cognac Rémy Martin à l’honneur au bar Botaniste

30 mars 2018 | PAR Yaël Hirsch

Niché au fond de l’entrée du Palace Le Shangri-La, le bar a cocktails précis Le Botaniste présente une carte de 20 perles de mixologie, parmi lesquelles un cocktail en partenariat avec le Cognac d’exception Rémy Martin XO. Un jour de pluie et de frimas, Toute La Culture est allée réchauffer son palais aux notes exquises d’un « Centaure d’hiver ».

Prenant place dans le cocon fleuri, feuillu et cosi du Bar Botaniste, nous avons immédiatement vu deux verres eau au concombre apparaître sur la table et nous sommes plongés dans la carte réalisée par le talentueux Chef Barman, Clément Emery. Ce dernier est venu nous apporter son éclairage. L’envie de cette alcôve dédiée à la mixologie est de faire redécouvrir des alcools oubliés comme l’absinthe, la chartreuse ou avec Rémy Martin, le Cognac. Le chef va aussi chercher des alcools d’ailleurs comme le mezcal. Il les marie avec des ingrédients atypiques, plantes ou épices, qui ont tous quelque chose à voir avec l’art de la botanique. Bien sûr, il sait aussi réaliser des boissons plus traditionnelles mais il explique : « Des cocktails classiques on en fait de moins en moins notre carte donne envie d’aller ailleurs ». La carte change tous les ans, elle demande neuf mois d’élaboration et est axée sur l’art du cocktail, à boire dans un écrin hors du temps, protégé du climat et des saisons : « Nous sommes un bar dans un palace mais pas un bar de palace », explique le chef, se félicitant d’avoir sûr fidéliser une clientèle très parisienne, curieuse de découvrir où se ressourcer auprès de ses créations subtiles.

Pour sa collaboration avec Rémy Martin XO, Clément Emery s’est donné pour objectif de faire redécouvrir un des alcool préférés des français en le sortant de son carcan de digestif pour en faire un élément clé d’un cocktail qui réchauffe les nuit d’hiver. Lorsque ce « Centaure d’hiver » arrive sur notre table, la surprise est d’abord visuelle : une délicate verrerie très ronde est posée sur un cercle d’argent et des branches fines de Apple Blossom couronnent le cocktail. Au Botaniste l’on apprend que tous les contenants sont atypiques et qu’il n’y a pas de verrerie classique. Pour le chef, la forme est cruciale : « Ça doit raconter quelque chose et participer à l’expérience cocktail”. Et parfois, il part même de la forme du verre pour s’inspirer pour créer un livra cocktail. Très fumé au nez avec sa tourbe et son sirop de tabac (fait de grapa et tabac kentucky), à peine sucré par un peu de Pommeau normand, proche d’un old fashion avec ne fruit de se bigarade (oranges amères), ce breuvage noir et sensuel hypnotise avec les pointes gourmandes de clous de girofles. Ce n’est qu’en final de la dégustation qu’éclate la puissance du cognac qui apparaît rond et galvanisant, après les deux premiers couches de la tourbe et du fruit. En ce sens, l’excellence de Rémy Martin apparaît comme un sweet en final d’un expérience gustative d’un raffinements brûlant.
Pomme à cidres et pommes acides

Le Botaniste, 18h-2h, Shanri-La, 15 avenue d’Iena, 75016 Paris. Compter 35 euros pour un cocktail.

visuel : photo officielle Botaniste x Rémy Martin

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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