Tendances

Philippe Lelièvre de la Star Académy se présente aux élections européennes

27 mai 2009 | PAR Jeremy

11161 listes ont été déposées au Ministère de l’Intérieur en vue des élections européennes du 7 juin prochain. Les dernières listes des grands partis ont été bouclées tardivement, certains lancent des campagnes insolites mais le débat d’idées sembler muet. Pourtant, les solutions alternatives existent. Elles obtiennent peu d’écho, alors que le scrutin proportionnel à un tour peut permettre à des petites formations d’obtenir des députés plus facilement.

Parmi elles, en Ile-de-France, une liste « Citoyenneté et culture européenne » fait partie des nombreuses listes atypiques qui profitent de l’échéance européenne pour faire entendre une voix discordante dans le schéma politique traditionnel. Menée par André-Jean Locussol-Mascardi, elle réunit des candidats de pays différents et prétend démontrer qu’il existe une unité européenne en construction permanente. Aux égoïsmes nationaux qui règnent aujourd’hui, la liste défend un fédéralisme européen destiné à promouvoir une citoyenneté et une culture européenne ; seuls gages d’un réel échange entre les peuples. Le constat est amer : la notion de culture européenne renvoie à quelque chose qui n’existe pas encore, mais il ne tient qu’aux citoyens, auxquels la liste entend redonner le plein-pouvoir, de la construire et de la pérenniser.

Interview d’André Locussol et de sa co-listière Marie-Chantal Bert

Ce projet fédérateur est synonyme d’un partage des « valeurs européennes », de communion, de mélange. Les candidats de la liste comme Philippe Lelièvre, acteur français connu pour son rôle de professeur d’improvisation théâtrale dans la Star Academy, militent pour une mise en avant non des spécificités nationales mais des valeurs communes. A terme, le but de la liste serait de créer une identité européenne qui transcenderait les clivages nationaux. La création d’un Etat-nation à l’échelle européenne ?

Les candidats ont ceci en commun qu’ils refusent l’Europe bureaucratique et financière, qu’ils opposent à l’Europe du respect et du partage. Un programme chrétien, en somme, présenté sur le Pont des Arts, à Paris. Tout un symbole. Mais paradoxalement, la tête de liste écrit que l’idée d’une grande Europe a germé dans leurs esprits à la lecture de Napoléon, dans sa retraite de Saint-Hélène, qui écrivait :

– « Une de mes plus grandes pensées avait été l’agglomération, la concentration des mêmes peuples géographiques qu’ont dissous, morcelés, les révolutions et la politique. Ainsi, l’on compte en Europe, bien qu’épars, plus de trente millions de Français, dix millions d’Espagnols, quinze millions d’Italiens, et plus de trente millions d’Allemands. J’eusse voulu faire de chacun de ces peuples un seul et même corps de nation. C’est avec un tel cortége qu’il eût été beau de s’avancer dans la postérité, et la bénédiction des siécles. »

L’Empereur doit s’en retourner dans sa tombe, lui qui écrivait aussi : « Je n’ai jamais fait de conquêtes qu’en me défendant. L’Europe n’a jamais cessé de combattre la France à cause de ses principes. J’étais forcé d’abattre sous peine d’être abattu. »

Jérémy Collado

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