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Espousailles du Prince William et de Kate Middleton : le sacre au printemps 2011

24 novembre 2010 | PAR Mikaël Faujour

Le mariage du fils aîné de feue Diana Spencer et du prince Charles a été annoncé hier. Il sera célébré le vendredi 29 avril 2011 à Westminster Abbey en grandes pompes aux frais des contribuables britanniques. Vous pouvez d’ores et déjà poser vos journées de RTT.

En ces temps de grisaille où l’hiver approche le sabre entre les dents, prêt à fendre l’automne et embrocher nos résidus d’estivale gaieté, voici une lumineuse nouvelle qui nous guidera dans la longue nuit de l’attente. Le Prince William et sa « fiançay » roturière Kate Middleton se passeront la solennelle quincaillerie au doigt le 29 avril, sous les yeux attendris et émus des innombrables miss Taylor et mister Smith du Royaume des Sex Pistols.

La cérémonie sera placée sous haute protection, afin d’éviter effusions de gueuserie et fâcheux alqaïdistes, en ce jour de réjouissance nationale où miséreux et richards, le cœur en fête, se tourneront unis vers celui qui deviendra peut-être leur futur King.

Fille d’un aiguilleur du ciel et d’une hôtesse de l’air, Kate Middleton symbolise à son tour le pas dans la modernité (l’abâtardissement, diraient, bougons, les poussiéreux tenants d’une consanguinité bleue) des monarchies européennes. Elle commença à fréquenter le damoiseau William à l’université Saint Andrews, où elle poursuivit des études en histoire de l’art, comme l’indique la page Wikipedia.

Sûrement empli de joie, le peuple britannique qui en majorité kiffe sa royauté et sa luxuriante pompe, se réjouit à coup sûr de l’événement, qui apporte du chaud au cœur en cette période de crise économique d’une ampleur inégalée depuis 80 ans. Plein de gratitude, il sera heureux de participer fiscalement à la fastueuse cérémonie et à la lune de miel qui égayeront les pages de leurs tabloïds préférés.

Vive le Prince et vive la Princesse !

PS –  Les vilains fâcheux relèveront avec acrimonie que « Sacre », dans le titre, est un mot inapproprié, puisque le mariage n’a pas valeur de sacrement dans la liturgie protestante. – « Certes », pourrait-on répondre  alors, mais qui n’a jamais été tenté par un jeu de mots approximatif nous  jette la première e-pierre.

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