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Fashion-week printemps-été 2014 : étymologie de la mode parisienne

Fashion-week printemps-été 2014 : étymologie de la mode parisienne

01 octobre 2013 | PAR Mariska Konkoly

chanel-spring-summer-2014-ready-to-wear-show-pictures-20Miroirs et décadence plastique dans l’antre parisienne qui se tiennent en ce début de semaine encore, dévoilant les charmes de Chanel il y a peu alors. Une voltige, oui, artistique hautement, mêlant les corps et les sculptures, longues silhouettes à l’allure, défilaient sous la houppe du Palais, lumières enfumées et musique en mesure. Quelques mots, sur les pavés de la Fashion-Week de Paris, danse ondulatoire au rythme des créateurs….

Cela commence et notamment par les histoires d’Haider Ackermann, brillance androgyne et superbe, muse en masculin-féminin et superpositions étroites de légers et souples par-dessus, la chemise montante. O joie ! Les pas de féérie de Vivienne Westwood aux inspirations historiques, conte fantasmagorique à l’anglaise, tartan revisité comme jamais raconte les époques et les autrefois en couleur. Sculptures plastiques et ouvertes, matières vivantes et titubantes presque chez Comme des Garçons, paradis artistiques qui déambulent telles des œuvres ouvertes.

jpgChez Jean- Paul Gaultier, la réminiscence de l’essentiel, défilé en spectacle, détournement du propos mais à part ça, une scénographie en fête dans les chemins du mythique Paradis Latin, casting rock and roll et perfecto détourné, une abime d’autrefois toujours aussi joliment découpée sous le ciseau du créateur si doué. Chez Balenciaga, le ton donné par Alexander Wang, bonheur imprimé et coupe japonisante, laissent place à la fraîcheur des jupes courtes et portées. Chez Carven, la fleur est un leit-motiv, un jour parme, l’autre militaire qui revisite la candeur des bois.

Balmain alors, sous les songes d’Olivier Rousteing, opulence de chic et d’élégance sous les blousons déclinés en XXL d’excellence, des pièces ultimes alors réinterprétées en belles outrances, c’est beau, juste ça. Nina Ricci, lève le voile sur des effluves de féminité, doux poème en blanc vient caresser les formes en fontaine, limpides sirènes et blanc virginal qui s’immaculent de splendeur. Lanvin, dans la pénombre métallisée précise ses traits, tire en grandeur le dit « lamé » et joue des formes juxtaposées dans l’étroit couloir dessiné par la mise en scène humide du soir. Monochrome brillant et mine obscure jouent les peintures de l’univers toujours captivant d’Alber Elbaz.

Dior, au palais, son jardin éveillé de fleurs, recouvrant les murs et devenant arbres, humanisant les lieux de senteurs, de couleurs suspendues en apesanteur pour accueillir les songes de Raf Simons. Ainsi dansaient, les jupes plissées en douceur, coupes minimalistes et contemporaines contemplées par les imprimés mordorés de beauté. Isabel Marant et ses chaussures, ô la belle originalité que voilà, sublimes pointures, qui accessoirisent à merveille la féminité signée par la créatrice, proche du corps, ces volants qui dévoilent et ces épaules suaves.

Le Charleston est le mot donné chez Sonia Rykiel, ombre pailletée et voilette, lumière du cristal qui tourbillonne sur les jolies robes, volantes d’éclat. Chez Christophe Lemaire, une mode épure au vert doucement calcaire, hymne contemporaine, formes recrées avec éloquence. Dries Von Noten, histoire de dorure, le plissé devient folie sur les imprimés végétaux, matières surprenantes et décor, ô sublime Dries. Givenchy, le masque apprivoise la belle folie créatrice, de noir et de parures de l’été. Céline s’amusait alors de print riches et vifs, par-dessus noués à la taille comme l’hiver dernier venaient parfaire la signature. Et puis Chanel, de la couleur vive et extravagante avec mesure, pièces sublimées en détail, chaussures chaussées de chaussettes, coupes au carré manifestes, explosent en saveurs modesques, prisme et arc-en-ciel.

Visuel (c) : www.chanel-news.chanel.com et www.jeanpaulgaultier.com

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