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Bérénice Clerc : « Ce que je voulais c’était mettre du glamour dans le bio »

Bérénice Clerc : « Ce que je voulais c’était mettre du glamour dans le bio »

25 novembre 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Un vent de fierté a soufflé sur Toutelaculture.com lorsque nous avons reçu le magnifique ouvrage de notre rédactrice Bérénice Clerc. La dame a signé les « Recettes de Beauté », ce livre de cuisine pas comme les autres. Vous y trouverez du miel, des œufs et des mandarines à intégrer non pas à vos gâteaux mais à vos cheveux, votre peau ou votre joli corps. Ruez-vous sur ce bouquin aussi beau qu’utile qui vous rendra encore plus belle sans additif. Rencontre avec la magicienne des crèmes !

Bérénice Clerc, vous sortez un livre qui s’appelle Recettes de beauté, à la fois objet d’art et nid d’idées. Comment avez-vous appris tous ces secrets ?
J’ai commencé à faire des recherches pour moi car j’étais allergique à la lessive. J’ai commencé à chercher des choses un peu naturelles. Je me suis rendue compte qu’on pouvait faire des textures intéressantes, mais cela n’était pas très glamour, cela restait basique : de l’huile, des avocats, des fruits, des légumes. J’ai affiné mes recherches sur les plantes.
Au fur et à mesure, mon entourage a commencé à m’interroger : l’une cherchait une solution contre son acné, l’autre contre la cellulite.
Quelles sont les recherches ?
C’est comme un petit chimiste ! Il faut chercher dans telle plante ou dans telle huile quelle molécule peut servir à quelque chose. Il faut trouver les bons dosages. Si l’huile essentielle d’arbre à thé soigne l’acné, il faut savoir doser. Si on en met trop cela peut bruler ou être inefficace si on n’en met pas assez. Qu’est ce qui fait en chimie que cela donne la texture d’un lait ou d’une huile ? Est-ce qu’une plante s’ingère ou s’applique ? C’est une vraie recherche précise sur chaque chose.
Sur qui avez-vous testé les recherches ?
Sur toutes mes amies ! Sur moi-même. Avant la sortie du livre, un comité d’expertes a été constitué. Elles l’ont lu et ont donné leurs remarques et critiques. En fonction de leurs envies, j’ai ajouté des recettes qui semblaient manquer. J’ai aussi ajouté des recettes pour celles qui veulent aller plus loin. Ainsi, pour le prix d’une crème de jour bas de gamme elles peuvent avoir une crème de luxe.
Il y a deux types de recettes dans ce livre. Des choses comme un masque à l’avocat qui ne coute rien mais aussi des crèmes très compliquées qui semblent couter très cher.
J’essaie de créer des produits qui reviennent entre 5 et 10 euros. Certaines comprennent de l’acide hyaluronique. Aroma Zone, une des boutiques que je cite, vend des huiles aux 5 ou 10 millilitres. Cela revient très peu cher. Pour les ustensiles, on peut travailler avec les fourchettes et les bols de la cuisine, pas besoin d’investir !
Ce livre est aussi un objet d’art. Comment avez-vous travaillé le lien entre les photos et les textes, très drôles tous les deux ?
Ce que je voulais c’était mettre du glamour dans le bio. On m’a présenté Eve Saint-Ramon et j’ai adoré son travail. Toutes les femmes sont belles à tout âge, quel que soit leur poids ou leur couleur. Elle a demandé aux actrices du film « Tournée » si elles accepteraient de poser, elles ont dit oui. Dans la plupart des cas ce sont des danseuses burlesques, mais nous avons voulu aussi que de « vraies filles » soient présentes. Par exemple, pour les produits contre l’acné, la jeune fille a vraiment 15 ans, pour les antirides nous avons demandé à une femme de plus de 90 ans. On voulait que toutes les origines soient présentes. Nous n’avions pas de pin-up orientale, nous avons demandé à une amie maghrébine de poser.
Tout est fait pour que ce soit chic, ludique et rigolo. Le livre peut se partager, se regarder. C’est un objet d’art, mais il est accessible, il coûte 19 euros. On voulait que toutes les filles se sentent concernées. La pin-up, c’est la photo que l’on accroche, c’est la fille qui ne coûte rien, c’est du bon temps facile. En une seconde, il y a de la couleur et du glamour, ça change la vie !

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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