Le Buzz

La fin de la discrimination homophobe dans l’armée américaine

19 décembre 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Lady Gaga ne s’est pas battue pour rien, la loi « Dont ask don’t tell » qui demandait depuis 1993 aux militaires américains de cacher leur homosexualité vient d’être abrogée.

La loi « Dont ask don’t tell » interdisait aux gays d’afficher leur orientation sexuelle dans le cadre de leur service. Le texte désignait toute personne qui démontrait » une propension ou  l’intention de s’engager dans des actes homosexuels » . Les gays, dans l’armée américaine, devaient se taire car cela créait « un risque inacceptable contre les hauts standards moraux, l’ordre, la discipline et la cohésion qui forment l’essence des capacités militaires ».

Récemment, le Pentagone a rendu public un rapport sur cette loi. « Selon cette étude, 70 % des 115 000 soldats et 44 200 épouses de militaires sondés estiment que l’abolition du tabou homosexuel dans l’armée américaine aurait un impact positif ou aucun impact sur la conduite de leur mission. »

L’administration Obama, à l’origine de cette initiative, espérait que ce rapport conduirait à l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell » par le Sénat avant la fin de l’année en cours.  Cela est chose faite depuis le vote, le 18 décembre d’un projet de loi abrogeant ce texte. Ce vote du Sénat intervient peu après celui de la Chambre des représentants qui l’a adopté mercredi par 250 voix contre 175.

Barack Obama a déclaré que « des milliers d’Américains patriotes » ne seraient plus obligés de quitter l’armée « malgré des années de performance exemplaire, parce qu’il se trouve qu’ils sont homosexuels ». Et des milliers d’autres ne se verront plus « demander de vivre dans le mensonge pour pouvoir servir un pays qu’ils aiment ».

Le nombre d’hommes virés de l’armée atteint les  14 000 d’après les associations de défense des droits civiques.

Manuel : Penser la politique d’Astrid von Busekist
L’académicienne Jacqueline de Romilly est décédée
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *