Théâtre

Une semaine au festival d’Avignon 1

18 juillet 2009 | PAR Audrey Saoli

Nous voilà partis pour une semaine marathon au sein du plus grand festival de théâtre européen.

A peine arrivée, je me précipite donc au cloître des Célestins où Dieudonné Niangouna et Pascal Contet jouent la dernière de leur spectacle : les « Inepties Volantes ». Le spectacle m’a été conseillé par de nombreuses personnes : un bijou, m’a-t-on dit, tout en délicatesse et en profondeur, ai-je entendu. Allons nous faire une idée ! La représentation est complète, le spectacle fort de son succès a l’air très difficile d’accès pour une pauvre festivalière fraichement débarquée. Pas de découragement, Avignon c’est aussi le règne de la débrouillardise. Allons y au culot ! Les pauvres abandonnés du billet se massent devant l’entrée. Je comprends vite que ce n’est pas en attendant sagement que je pourrais entrer. Je me munie donc d’une affiche sur laquelle j’inscris mon désespoir tout en m’armant de mon plus beau sourire. Le miracle d’Avignon ne se fait pas attendre, mon sauveur me tend une place négligemment. Il me l’offre !

avignon

Le cloitre des Célestins est un endroit magique. Deux énormes marronniers se greffent à la scène . Ils constituent un éblouissant toit végétal. La scène est vide, le décor naturel n’en accepterait pas d’autre. Deux hommes de dos sont assis sur des tabourets pendant que les spectateurs s’installent.

Le spectacle commence. Dieudonné Niangouna nous parle de sa guerre, les guerres civiles au Congo de 1994 à 1998. Le dramaturge, metteur en scène et comédien nous coupe le souffle. Le texte est précis, incisif, tendu. La diction est parfaite, et le rythme haché comme des coups de mitraillette. L’accordéon de Pascal Contet loin de n’être qu’un appui musical est un véritable partenaire. Pendant une heure et demi les deux hommes vont nous entrainer dans l’atrocité humaine à l’aide des mots et de la musique. On ne ressort pas indemne de ce spectacle. La maitrise des deux hommes est hallucinante. « Les inepties Volantes »se joue jusqu’au 17 juillet dans le jardins de   la rue Mons. Il sera repris  du 11 au 12 février 2010 à la Maison des Arts de Créteil,  du 19 au 20 mars au théâtre 71 à Malakoff , et du 23 avril au 3 mars au parc et au grand Hall de la Villette.

dieudonnenanguna

A demain pour de nouvelles aventures !

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Audrey Saoli

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