Théâtre
Festival Chantiers d’Europe – Materia Prima (La tristura) – Que reste-t-il de nos 13 ans ?

Festival Chantiers d’Europe – Materia Prima (La tristura) – Que reste-t-il de nos 13 ans ?

17 juin 2014 | PAR Nausicaa Ferro

Du 3 au 28 juin, le Théâtre de la Ville, en association avec seize salles parisiennes -dont le Palais de Tokyo, le théâtre Paris Villette- organise pour la 5ème saison le festival Chantiers d’Europe. A l’affiche, des créations venues d’Espagne, d’Italie, de Grèce, du Portugal, en danse, théâtre, musique. Le 16 juin au théâtre des Abbesses, la compagnie espagnole La Tristura présentait la pièce Materia Prima. Une plongée au cœur de la génération Alpha. Un bijou. 

Que reste-t-il de nos 13 ans ? Cette période entre deux âges, sorte de passage étrange, d’une enfance encore proche à un monde d’adulte flou mais tellement attirant. Pour répondre à cette question, Materia Prima met en scène quatre comédiens, deux filles, deux garçons, nés en 2001. Ils ont à peine 13 ans et livrent durant 80 minutes un spectacle aussi émouvant que poétique. Materia Prima se déroule en une journée, qui fait passer Ginebra, Gonzalo, Siro et Candela de l’enfance à la maturité. Alors que ces ados débutent la matinée par un match de foot chamailleur, au fur et à mesure de la pièce, ils expriment leurs pensées, leurs doutes, leurs peurs de devenir adultes et de renoncer à eux-mêmes. Grâce à une mise en scène prodigieuse et à une création lumière virtuose (d’Eduardo Viziuete) la compagnie La Tristura photographie dans cette création originale un âge, ce drôle d’âge, 13 ans, « thirTEEN » en anglais, faisant entrer l’enfant dans le monde des « TEENagers ». Sauront-ils garder cette force de la jeunesse qui rend leur monde étrangement intense ? Sauront-ils aimer demain comme ils aiment aujourd’hui ? Ils nous posent la question, se la pose eux-mêmes, et nous embarquent dans un drôle de voyage : un voyage dans le temps qui passe, dans les rêves qui s’oublient trop vite et dans l’envie infinie de toujours rester soi-même.

Nausicaa Ferro

© La Tristura – Mario Zamora

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Nausicaa Ferro

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