Théâtre
Du Mariage au Divorce au théâtre Marigny

Du Mariage au Divorce au théâtre Marigny

30 janvier 2011 | PAR Claire Linda

Dans les intérieurs bourgeois les hommes sont bousculés par les femmes qui démontrent un tempérament et une force de caractère dans des situations rocambolesques. Leur comportement ne cadre pas avec la bienséance étriquée du foyer bourgeois où tout n’est qu’apparence. Les maris sont vite dépassés par les évènements et la répartie de ces femmes qui ont décidemment pris le pouvoir tout en prônant la douce folie. Quatre pièces qui œuvrent comme autant de révélateurs des travers bourgeois tout en sourire. Ces 4 pièces sont menées d’une main de maître par le metteur en scène Alain Françon, ancien directeur du théâtre de la Colline, qui ne révolutionne pas le style mais réunit une jolie distribution où les deux comédiens Eric Elmosnino ( Monsieur Chouilloux et Le député Ventroux) et Dominique Valadié ( Julie Follavoine), se démarquent par leur talent.

 

On purge bébé : Follavoine, un fabricant de porcelaine, rêve de décrocher le marché du siècle : fournir l’armée française en pots de chambre incassables ! Il reproche à sa femme, Julie, de se trouver encore « en tenue de souillon », car il attend un certain Chouilloux qu’il espère convaincre de la pertinence de son idée. À son arrivée, Julie, toujours en tenue négligée, fait son entrée avec Toto, son fils qui, constipé, refuse de se laisser purger…

Feu la mère de Madame : Il est quatre heures du matin. Cela aurait pu être une nuit tranquille. Le mari d’Yvonne, Lucien, déguisé en Louis XIV, revient éméché d’un bal. Mauvaise humeur de l’épouse réveillée en sursaut. Querelles conjugales. On sonne. Un domestique vient annoncer la mort de la mère de Madame. Évanouissement de Madame. Le couple se prépare à se rendre chez la défunte. Mais le valet revient…

Léonie est en avance ou Le Mal joli : Enceinte de huit mois, Léonie ressent déjà les symptômes avant-coureurs de l’accouchement et se trouve soudain en proie à une envie de femme enceinte : elle exige de son mari, Toudoux, qu’il se coiffe d’un pot de chambre. Aussitôt après l’avoir fait, il est l’objet de railleries de sa compagne. Surviennent alors la sage-femme qui le rudoie et ses beauxparents qui sont scandalisés de l’arrivée de l’enfant huit mois seulement après le mariage…

Mais n’te promène donc pas toute nue ! : Le salon du député Ventroux. Celui-ci reproche à sa femme de se montrer trop souvent en tenue légère devant leur fils ou leur domestique. Celle-ci, en effet, a la fâcheuse habitude de s’exhiber en chemise à longueur de journée. Arrive Hochepaix, l’adversaire politique de Ventroux ; Clarisse apparaît court-vêtue, provoquant à nouveau la fureur de son époux

 

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Claire Linda

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