Opéra

Mozart, Verdi…et pique-nique en Anjou

Mozart, Verdi…et pique-nique en Anjou

25 juillet 2018 | PAR Sarah Reiffers

Pendant deux semaines, le festival Opéra de Baugé propose au public de (re)découvrir trois opéras dont le très peu joué Idomeneo de Mozart – avec, pendant l’entracte, une pause dinatoire les pieds dans l’herbe.

Fondé en 2002, le festival Opéra de Baugé propose tous les ans pendant deux semaines plusieurs représentations de trois opéras : cette année ce sera Idomeneo de Mozart, L’Orphée aux enfers d’Offenbach et le Rigoletto de Verdi. Le cadre : un immense chapiteau blanc planté dans le parc des Capucins à Baugé-en-Anjou, près d’Angers, entre un château Renaissance et des champs à perte de vue.

L’originalité de l’Opéra de Baugé repose sur l’idée (excellente) d’organiser une pause dinatoire pendant l’entracte. On se retrouve donc, entre deux actes, à mettre une nappe sur l’herbe pour déguster un panier-repas (le festival propose également plusieurs diners à thème avec service à table). La saison 2018 s’ouvrait dimanche soir sous un soleil radieux pour le plus grand plaisir de nos oreilles, avec une œuvre méconnue de Mozart.

Opéra seria en trois actes, Idomeneo s’inspire directement du mythe antique grecque. Il raconte l’histoire d’un roi qui, pour garder la vie sauve, promet à Neptune de sacrifier la première personne sur laquelle il posera les yeux. Ironie du sort, cette personne se révèle être son fils, Idamante, jeune homme au cœur pur aimé de tous. On reproche souvent à Idomeneo un livret plutôt faible, mais l’œuvre se révèle, musicalement, d’une grande richesse. Elle pose même les bases des chefs-d’œuvre que Mozart composera quelques années plus tard : il y a, dans les airs de colère d’Elettra, comme un prélude à l’aria d’une certaine Reine de la nuit…

Dimanche soir, sous la baguette de Konstantinos Diminakis, musiciens et interprètes ont su rendre toute la puissance tragique de l’œuvre de Mozart. Le festival donne une place à tous : si les solistes sont des professionnels (Théo Imart, Shaun Dixon, Stéphanie Edwards…, tous excellents), les choristes, eux, sont de jeunes diplômés et étudiants en dernière année – et ne sont pas en reste. Le public les a longuement et chaudement applaudi, et nous aussi : la qualité des artistes et le travail titanesque d’organisation le méritent largement.

Pour plus d’information sur les dates des prochaines représentations, cliquez ici.

Visuels : Opéra de Baugé / Sarah Reiffers

 

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