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Marlène Monteiro Freitas ouvrira le  Kunsten Festival Des Arts

Marlène Monteiro Freitas ouvrira le Kunsten Festival Des Arts

29 mars 2017 | PAR Yaël Hirsch

Ce mercredi 29 mars 2017 au Wiels, l’équipe du Kunsten Festival Des Arts a révélé le programme des 3 semaines de créations qu’il prépare aux bruxellois et aux européens du 5 au 27 mai prochain.

En ouverture du festival, le 5 mai sera présentée le travail de portugaise Marlène Monteiro Freitas Bacchantes, Prélude pour une purge  inspirée librement de la tragédie de Euripide avec une grande jauge : 1600 tickets disponibles. Toujours murs du week-end d’ouverture, le samedi 6 mai, il y aura une nuit de réflexion et de danse sur la notion d’excès avec entre autres Marlène Monteiro Freitas et Nastio Mosquito qui prendra la forme d’un banquet.

Du côté des grands noms on retrouve Pierre Droulers, Boris Charmatz, Milo Rau et Claude Regy. Alors qu’il publie un livre sur sa carrière et si travail Pierre Droulers présentera une exposition sur son travail en son lieu à la raffinerie et il invitera le public à passé avec lui un long dimanche le 14 mai prochain.

C’est pour l’espace public que Boris Charmatz a élaboré sa Danse de nuit, crée après les attentats de Charlie Hebdo. L’œuvre sera présentée sur trois places de la ville de Bruxelles encore largement protégée par des soldats armés. Et espérons que le travail soit désormais valable, après le fiasco présenté au Festival d’Automne.

Si l’on trouve peu de théâtre au sens strict dans cette édition, il y aura bien quelques pièces et pas des moindres noms : Milo Rau présentera le troisième volet de sa trilogie de théâtre documentaire sur l’Europe avec « Empire ». Et Claude Regy, 94 ans et 70 ans de cartier, présentera sa dernière création co-produite par le festival, et présenté l’automne dernier à Paris : Rêve et folie d’après le poète autrichien Georg Trakel Une masterclass est prévue avec le metteur en scène.

Pour cette édition qui privilégie donc des « Formes d’empathie non verbales », Eszter Salamon présentera le nouvel opus de sa série des « Monument » en ouverture du Festival avec la performance Landing. Le toucher est à l’honneur avec l’installation de Fabian Barba installation Slugs Garden ou « le moindre geste » de Selma et Sofiane Ouissi.

Révélé au Kunsten Festival, le chorégraphe brésilien Marcelo Evelyn présentera sur un grand plateau sa nouvelle création pendant le week-end d’ouverture sur une « danse malade » nom empruntée au japonais. Une danse de mélanges de genres et cultures.

Alors qu’il est connu pour flouter les ceintures entre public et danseurs, le chorégraphe suédois Marten Spenberg propose pour cette édition un spectacle frontal sur Gerhardt Richter porté par 9 danseurs réputés.

Le travail du chorégraphe syrien Mithkal Alzghair  montrera Displacement qu’il avait présenté au Off d’Avignon. Comme la performance de l’artiste syrien, O magic, du chorégraphe autrichien Simon Mayer interrogera une nouvelle fois le folklore. La voix et son absence sont au centre du travail sur la justice de l’iranienne Azade Shahmiri présenté également pour la première fois à Bruxelles. Le libanais Tarek Ataoui interrogera nos capacités d’écoute à travers deux volets de « within » exposition/concert. L’irakienne Monira Al Qadiri, elle, interrogé aussi la voix.
L’art cinématographique sera présent au Kunsten Festival cette année avec la première du film inclassable de la belge Annick Leroy, Tremor qui parle de mémoire et d’Europe.

Enfin, il y a bien quelques mots dans cette édition 2017 avec les contes du collectif El Conde de Torrefield évoquant les futurs possibles de l’Europe avec La Possibilidad que desparece frente al paisaje ou le travail impliquant pour le public de Rafael Spregelburd & Tranquinquennal sur …Philip Seymour Hoffman…Par ailleurs, un projet de Mette Edvardsen à la galerie Ravelstein permettra au public d’inviter des livres vivants à travers des performers qui les connaissent et de participer à des ateliers de mémorisation de textes.

Visuels : ©YH

Les sorties cinéma de la semaine du 29 mars
« AU COURANT » de Kristien de Proost
Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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