Danse

Still standing you, Pieter Ampe et Guilherme Garrido, duo viril

Still standing you, Pieter Ampe et Guilherme Garrido, duo viril

21 février 2013 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Le Flamand Pieter Ampe et le Portugais Guilherme Garrido sont fous. Ils sont drôles aussi. Ils sont nus parfois. Mais surtout, avant tout, ce sont des mecs, de vrais mecs. La preuve en une heure foutraque à la Bastille.

C’est avec Still standing you que le Théâtre de la Bastille clôt son festival Hors Saison qui vise à faire découvrir la création contemporaine. Perf, danse, théâtre. C’est la fête au spectacle vivant d’avant garde et on ne s’en plaint pas. Ce duo de choc est parfait dans le genre déroutant.

Qu’est ce que deux garçons barbus, un brun, un roux, un flamand, un portugais peuvent faire sur une scène ? Oublier qu’ils sont sur une scène, l’un assis les jambes en équerre, l’autre confortablement calé sur les voûtes plantaires du premier. Guilherme Garrido nous met à l’aise, se plaint de son jet lag, nous raconte que l’accent français est plus sexy que le québécois, entre autres ! Tous les moyens sont bons pour nous faire comprendre qu’on va se marrer avant tout.

Nos Marx Brothers de la performance vont se lâcher. Ils vont faire les mecs dans une ambiance ni sexy, ni SM, ni troublante. Non, ici, l’affaire est incroyablement hilarante. Les voilà animaux sauvages grognants, catcheurs américains ou réincarnations des forces rouges et vertes du manga Bioman. En « vrais » mecs, ils se mettent à poil, c’est la troisième mi-temps, dans ces vestiaires imaginaires ils réinterprètent de façon très personnelle la comptine « Une souris verte », enfin, là, c’est notre imagination qui parle, on pourrait aussi chantonner… Je te tiens, Tu me tiens par… « oup’s », ne disons rien !

Voilà nos deux « gus » se lançant dans des portés burlesques, des jetés extravagants, des passages au sol emboîtés où la circulation se fait impressionnante. Pas de doute, on est ici dans de la pure performance. Dans ce pas de deux de potes, d’ennemis, d’amants, le plus beau moment est celui où les corps ne font qu’un dans une fusion poétique. Car, ces clowns là sont, bien sûr, danseurs, acteurs et athlètes. Bref, ce sont deux beaux artistes au service d’un spectacle tout en beau délire .

Visuel : (c) Phile Deprez

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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