Danse
« Nejma » Oriental times au festival des Ascendanses

« Nejma » Oriental times au festival des Ascendanses

30 juin 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Dans la morosité programmatique de la dernière semaine de juin, se tient à Paris un jeune festival de danse au théâtre musical Marsoulan. Ascendanses présentait hier » Najma » une plongée dans les rues de Damas par l’intermédiaire de l’émouvante troupe Nourdance.

Le spectacle se catégorise volontiers dans le vocable  » oriental moderne ». Najma qui veut dire « étoile » en arabe est basée sur l’histoire vraie d’une danseuse perse « Armen Hohanian » au début de XXe siècle. Elle raconte la vie d’une jeune femme mariée de force, arrivant à se libérer du joug de son mari par la danse. A force de rencontres, elle deviendra danseuse professionnelle.
Le spectacle fonctionne par tableaux, malheureusement trop hachés sèchement. La musique, superbe, mélange de sonorités palestiniennes, syriennes, orientales, égyptiennes, s’arrête comme un couperet entre chaque scène. C’est bien le seul bémol de ce spectacle conçu comme un feu d’artiste. Les costumes de Virginie Stucki détournent subtilement les voiles intégraux et les tenues affriolantes des danseuses.
Le spectacle met finement en scène la place des femmes dans la rue orientale. Entre elles, cheveux lâchés, les mouvements de hanches font teinter les clochettes accrochées à leurs vastes jupons. Arrive un homme et les jupes deviennent un halo noir les recouvrant ne laissant que leurs visages à l’air libre.
Les danseuses à la technique impressionnante offrent de nombreuses scènes remarquables. La célébration du mariage permet aux 12 danseuses d’occuper le plateau intégralement. Les invitées fêtent l’évènement par la danse  » Dabkek ». Plus loin, une fois mariée contre son gré Najma, enchainée, danse contrainte par les cordes. On saluera l’époustouflant solo de Charlotte Obringer, éblouissante dans une danse frénétique.
« Najma » est un spectacle touchant, rythmé, où tout le corps danse, de la pointe des cheveux aux souples poignets qui ondulent , chaloupent, dans une sensualité ici modernisée.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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