Danse

Les Petites Formes (d)Cousues : méli-mélo de danses contemporaines

Les Petites Formes (d)Cousues : méli-mélo de danses contemporaines

06 juin 2012 | PAR Cecile David

Comme tous les ans, le Festival des Petits Formes (d)Cousues présente au Point Éphémère des chorégraphies de tous genres, venues d’ici et d’ailleurs, décalées le plus souvent. Cette année, l’intergénérationnel et le handicap sont questionnés avec pour thème transversal : «  la différence ».

Pour cette édition 2012, le festival s’ouvre à de nouvelles disciplines. Comme les marionnettes, par l’intermédiaire de l’époustouflant Jerk (de Gisèle Vienne), et les danses sacrées de l’Inde, représentées par  les moines danseurs de Majuli.

Parmi les spectacles les plus singuliers, arrive en tête La Dancing Box de la Compagnie Keatbeck. La machine observe les réactions du public face à des stimuli artistiques (danse, musique, etc.) et rend ainsi hommage aux émotions. Centrée elle aussi sur le corps, Sandra Abouav (Hélices) s’interroge sur l’humain, par opposition à l’animal et à la machine. Accompagnée par la musique de Vincent Cespedes, elle enchaîne les mouvements circulaires pour atteindre l’ivresse et ainsi mieux éveiller ses sens. Qui dit corps, dit aussi chair. Dans Le chant de la gazelle, Faizal Zeghoudi explore par la danse le désir charnel, la passion des corps, en fusionnant homme et la femme dans une chorégraphie érotico-poétique.

Défiant les idées reçues, Traction Vie de Claire Drurand-Drouhain entend bien démontrer avec son trio que la danse ne va pas forcément de pair avec le beau et que des corps sans harmonie peuvent avoir aussi leur place sur un plateau ! Autre pied de nez à la formalité, In Numerum Exsultare ? de Stéphanie Auberville s’amuse avec le mot « danse » en cherchant à définir, par la danse, ce qu’est la danse, tout simplement.

En parallèle de l’événement, Cécile Fraysse (Compagnie AMK) présente Iceberg, une exposition qui retrace l’histoire d’un petit fennec, curieux de découvrir ce qui se cache derrière cette « glace » – comme on l’appelle-  sur laquelle il se promène quotidiennement. Une façon amusante de s’interroger sur l’imaginaire face à l’invisible et aux matières. Au programme aussi, des concerts, avec une carte blanche à l’étrange Félix Cubain et un live original où l’orgue de Charlie O. s’associe à l’audio-vidéo (Kadâmbini). Sans oublier la projection d’Entra’cte (1924), un court-métrage de René Clair surréaliste dans lequel un chasseur tyrolien rencontre une danseuse barbue.

Lire notre article sur le spectacle Jerk de Gisèle Vienne, programmé le 11 et le 18 juin à 20h (studio de danse).

Copyright (par ordre d’apparition) :
– Kalpana dans Femmes Jasmins, Compagnie Hamsasya © Y.Cormier (image à la Une)
– Le Chant de la gazelle, Compagnie Technichore, dir. Faizal Zeghoudi © Pierre Planchenault

Infos pratiques

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Cecile David

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