Danse

La maison Jean Vilar entre dans la danse

La maison Jean Vilar entre dans la danse

12 juillet 2011 | PAR Amelie Blaustein Niddam

A l’occasion des 40 ans de la mort du fondateur, la Maison Jean Vilar redéfinit sa ligne en cherchant à élargir le public. La méthode? Un marathon de lecture, des spectacles, une exposition permanente. Pour le 65e festival, le joli lieu accueille une exposition en résonance avec la programmation  » de Maurice (Béjart) à Boris ( Charmatz).
1966-2011. Si aujourd’hui la présence de la danse dans un festival, au départ, de théâtre semble évident , cela ne fut pas le cas lorsqu’en 1966 Avignon fait entrer le Boléro de Béjart dans la Cour. Aujourd’hui, la cause est entendue et soulève de nouveaux enjeux quand à l’intégration de la performance de la danse. L’artiste associé ne se définit pas comme chorégraphe mais comme performeur.
Sur le murs, les phrases des plus grands sont jetées ne citons que Pina…  » Longtemps , j’ai pensé que le rôle de l’artiste était de secouer le public, aujourd’hui , je veux lui offrir ce que le monde, devenu trop dur , ne lui donne plus: des moments d’amour pur ». L’exposition joue avec bonheur sur l’émotion et le spectacle est autant dans les vidéos projetées et classées chronologiquement que dans les réflexion du public qui  » y étais ».
En une petite heure , « De Maurice (Béjart) à Boris ( Charmatz) offre un panorama complet de ce qu' »a été l’histoire de la danse à Avignon. De l’arrivée en masse des Américains révolutionnaires, Bob Wilson avec Enstein on the beach, Cunningham bien sûr , Carolyn Carlson et ses courbes…
Les années 80 voient entrer la jeune danse françaises, Maguy Marin, le regretté Gallotta font bouger les lignes et rompent la distance entre danse et théâtre.Prejlocaj révolutionne et divise la cour avec son jouissif Personne n’epouse les méduses, hilarant et … parlé! Une audace à l’époque.
On parcourt la magie des reines Pina Baush , les fleurs dans la cour d’honneur pour Le laveur de Vitres en 2000, et Sacha Waltz et ses corps encastrés.
Les années 2000 font la part belle aux performeurs, Platel, Nadj en corbeau, Xavier le Roy. La ballade se termine sur les œuvres de Boris Charmatz, danseur puis chorégraphe. On le voit danser un boléro de Ravel, la boucle est bouclée.

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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