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(Live report) Joe & Sékou au Divan du Monde (Fr/En)

(Live report) Joe & Sékou au Divan du Monde (Fr/En)

05 avril 2013 | PAR Idir Benard

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For English, please check in the second part of the article.

Joe et Sékou ont littéralement mis le feu au Divan du Monde, avec la performance live de leur premier album “Faya”. Musique incroyablement riche et intelligente, simplement inqualifiable, qui sonne encore mieux en vrai.

C’est comme si Joe, Sékou et le public se connaissaient déjà et qu’ils s’attendaient depuis longtemps. Pas de chauffe, le feu a pris quasi-instantanément. En moins de quelques minutes la salle était transportée par une mixture tout aussi improbable que réussie de rythmes divers et variés, ingénieusement agencés. C’était plus qu’un concert, étant donné que Joe et Sékou ont très vite fait ce qu’ils aimaient : improviser. Rien de prévu et que du bon, ils ont remixé leur propre morceaux en direct et envoyé du lourd. Du massif, de l’or en barre pour les mélomanes. Il est peu probable que l’on ait fait mieux dans le milieu de la World Music jusqu’à présent. Avec une maîtrise technique qui assure une liberté instrumentale, et une alchimie instantanée entre les 4 membres du groupe aisément perceptible, le résultat ne peut qu’être qu’inédit. Mus par la passion et cet amour de la musique, ils ne font pas que la jouer. Ils jouent avec, en font ce qu’ils veulent, la cuisine et vous servent un plat 5 étoiles. Un régal.

Et comme le hasard fait bien les choses, c’est comme si le nom de la salle a été choisi pour eux : Le Divan du Monde, représente bien l’esprit du concert. Joe et Sékou à l’aise dans une salle dotée d’une acoustique exceptionnelle, avaient rendez-vous avec le monde. C’est juste indescriptible, les mots manquent : Le Divan du Monde, en tant qu’ancien théâtre/cabaret, offre une architecture interne particulière assurant une réverbération des ondes qui amplifie leur portée et donne un aspect transcendantal et psychédélique à la musique. Des frissons de la tête au pieds. Il est très probable qu’on ait touché du doigt une autre dimension que les simples mots ne peuvent décrire avec précision. Il arrive en effet rarement dans une vie de voir un évènement de 75 mn s’évanouir en un instant, et de ressembler le lendemain à un vague mirage au loin qui paraît pourtant si réel. Petit pincement au cœur lorsque le concert touche à sa fin : le concert finit avant même d’avoir commencé. Il s’est passé quelque chose ce soir-là, très certainement ce que l’on appelle vivre l’instant.

ENGLISH

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Joe and Sekou literally fired up ‘Le Divan du Monde’ in Paris for a live performance of their first album Faya. They share fabulously rich and delightfully unexpected music. Just brilliant and breathtaking.

No warming up. It’s just like the public and the band were already knowing each other and were waiting to see again. In less than a couple of minute, the public was already cheering up and waving accordingly to the melting pot of rythms that just look like one brand new style. Joe and Sekou were even mixing their songs on stage, in a big lively wicked jam that goes far beyond anything that have been done in world music until now. Pure gold for music lovers. With a great technic musical mastering that enables doing anything with instruments, and an inspiring alchemy between 4 over-skilled musicans on stage, the show results in a music from somewhere else. Passion-driven, they have the efficiency of a computer-program and generosity of humankind. The focus was total, and it’s like the vibes would prevent anyone from doing anything else but listening and enjoying.

And what about the concert-room? Its name seems made for them, Le Divan du Monde (World’s Sofa), and as a former cabaret-theater, offers incredible acoustics that enhances those inspired vibes to a higher level. Legs and body thrilling under that massive load of pure energy, transcendental and psychedelic. Words are not enough, it was another space-time dimension. How can be explained the fact that a 75 mn concert just appeared to vanish in the blink of an eye and to look like a mirage that seems still so vivid though? A feeling of disapointment when it’s over seems inescapable, as the concert ends just before realizing it even started. Something special was going on : living the moment, for real.

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Idir Benard
Passionné par les nouvelles technologies, la cyberculture et les visionnaires de tout poil, il écrit un mémoire à l'EHESS sur le transhumanisme et la science fiction. Interrogateur du genre humain, en chemin hors de la caverne de Platon. Bon vivant, ne se prive pas de couvrir des évènements sympas en tout genre, qu'il y ait du vin, du dupstep ou de l'art. Fan des dessins animés des années 90 (Tintin, Dragon Ball Z) et des jeux old school (mégadrive en particulier)

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