Musique
Vanupié au Sentier des Halles

Vanupié au Sentier des Halles

15 mars 2011 | PAR Gaelle

Créé en 1982 de toutes pieces à partir d’une cave inoccupée, le Sentier des Halles est devenu en l’espace de 20 ans une référence incontournable dans le paysage musical parisien.
D’abord café-théâtre, le lieu s’oriente ensuite vers la chanson : Maurane assure 30 représentations et Jean-Louis Foulquier s’installe quotidiennement pour son émission “Pollen”. La salle accueillera entre autres Les Têtes Raides, Gnawa Diffusion, Albert Dupontel, Angélique Kidjo, Arthur H, puis Mano Solo, Ours, Rose, Barbara Carlotti… liste exhaustive.

En juillet 2008 la salle est rachetée par l’Olympia ; en avril 2009 sont entrepris des travaux de renovation : une meilleure insonorisation et 2 configurations possibles avec des sièges amovibles permettant d’assister aux concerts et spectacles assis ou debout.

Arnaud Delbarre est à la présidence, Laurent Desideri est en charge de la programmation. Ce dernier vient tout droit de l’univers impitoyable des maisons de disque, il connaît leurs exigeances et decide d’orienter les interprètes de musiques dites “actuelles” vers les professionnels de la production. Laurent Desideri voit une salle chaleureuse et familiale, 120 places propices aux rencontres et à la communication inter-media. En residence hebdomadaire ou mensuelle, les artistes peuvent inviter producteurs, programmateurs ou tourneurs, rôder le repertoire nouveau et les tournées futures sur une scène offrant une visibilité ou un espace d’écoute pour les professionnels et un public avide de nouveautés. Exemple de réussite en juin 2009 : Zaz, en residence pour 2 semaines “sous la voûte” rencontrait son producteur…

A l’affiche au Sentier des Halles une fois par mois de février à juin 2011, Vanupié, Il attaque la scène d’abord entouré d’une formation d’une dizaine de musiciens avec lesquels il enregistre son premier album en 2007. Il arpente depuis peu une route musicale “solo” avec la
parution en 2009 d’un 4 titres reggae “I-land”.

Cela se sait, cela se dit : Vanupié se fait remarquer au metro Châtelet entre les lignes du RER et la ligne 14. Il s’est choisi une scène aux conditions âpres et à la reconnaissance dilettante mais chaleureuse. Pieds nus sur un tapis vert, chaque jour aux alentours de 16h30, il affronte la pollution sonore des couloirs RATP, altère la monotonie lugubre et linéaire du long tapis (rouge?) roulant devant lui, colore les mines grises. Offre-t-il malgré lui ce mix heureux et chaleureux de fraîcheur et de force, de rage parfois, de groove rythmé? Le registre est sensible, l’interprétation déchaînée. Difficile à classer : jazz, swing, chanson française à texte, reggae. De la langue maternelle à l’anglais, il parle du moins musique.

Du buzz des Halles, Vanupié, qui à l’instar de Clark Kent porte à la ville le nom de Jean-Christophe Dorado, passe non miraculeusement au JT de 20h00, pour un duo avec Keziah Jones qui avait lui aussi brûlé ses cordes de guitare dans le metro parisien.

Gaëlle Le Scouarnec.

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