Musique
Shaka Ponk: The gay monkey’s back, and he’s not alone anymore

Shaka Ponk: The gay monkey’s back, and he’s not alone anymore

29 septembre 2011 | PAR Olivier Handelsman

Le groupe français Shaka Ponk, star montante des festivals et des plateaux européens, n’a pas fini de nous étonner. Connu pour ses jeux de scène explosifs, ses ambiances électriques et érotiques et son style d’écriture bien particulier, Shaka Ponk nous livre aujourd’hui un nouveau clip.

Comme d’habitude au carrefour du rock, du punk et de l’électro, et mêlant langues anglaise, espagnole et (une fois n’est pas coutume) française, la chanson Palabra mi Amor (extrait de l’album The Geeks and the Jerkin’ Socks, sorti le 6 juin 2011, voir notre article) est le fruit d’une collaboration avec une autre star bien plus controversée, Bertrand Cantat.

L’ex-leader du groupe Noir Désir semble déterminé à revenir sur la scène française en dépit des affaires sulfureuses liées à la mort de deux de ses compagnes qui ont défrayé la chronique et secoué sa vie ces dix dernières années. C’est un pari réussi, puisque son image rock, son énergie, sa voix et sa diction se prêtent parfaitement à ce nouveau court-métrage musical signé Shaka Ponk.

Emmené par le charismatique chanteur Frah (alias François Charon) et la mascotte Goz (un singe en images de synthèse, provocateur, maquillé en indien, présent sur un écran sur scène comme dans les clips), le groupe nous offre un clip à l’ambiance résolument steampunk (mêlant la technologie d’aujourd’hui et l’aspect qu’elle avait au XIXème siècle) et aux influences manga et post-apocalyptiques (notamment le look rétro-futuriste de Bertrand Cantat, Frah et la chanteuse Samaha Sam) au milieu des robots, lasers et autres véhicules volants.

Au plus grand bonheur du public, ce n’est pas un, mais une armée de singes à l’image de Goz, en public bagarreur de hangar, qui soutient le groupe sur scène. C’est en cela que ce clip suit celui de la chanson Let’s Bang, tout aussi rythmée, mais moins appréciée du public, pour ses références sexuelles trop explicites et son clip jugé simpliste. Le mouvement actuel du groupe semble rejoindre d’autres artistes d’une génération bien établie, définissant le courant principal des années à venir.

La chanson elle-même, merveille d’ironie affirmant une fois de plus l’identité du groupe, célèbre son propre style d’écriture (« palabra » signifie mot ou parole en espagnol) : en effet, si les paroles des chansons de Shaka Ponk en déconcertent plus d’un, c’est que le groupe a avoué ne pas chercher de sens précis lors de l’écriture. Partant en général de quelques phrases aléatoires, parfois même tirées d’une rencontre éphémère, et d’une idée politiquement incorrecte, les textes de Shaka Ponk font plus partie de la mélodie que du paradigme qu’ils chercheraient éventuellement à partager. Une chanson ayant pour sens l’explication de l’absence usuelle de sens des mots est donc plus significative qu’un succès musical de plus.

Shaka Ponk est en ce moment-même en tournée à travers toute la France. Rendez-vous sur leur MySpace pour trouver le concert le plus proche de chez vous.

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Olivier Handelsman
Olivier Handelsman est étudiant en master de management à Grenoble École de Management, et étudie en échange à la Simon Fraser University de Vancouver (Colombie-Britannique, Canada) au second semestre 2013-2014. Licencié de Sciences Économiques à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Olivier est intéressé par la micro-économie, l'entrepreneuriat, le management stratégique, de l'innovation, de la musique, des systèmes d'information et des nouvelles technologies. Olivier Handelsman a été scénariste de courts et longs-métrages en machinima (images de synthèse issues de jeux vidéo), et a une expérience professionnelle de pigiste dans différents médias tels que le journal Le Point (hors-série Références), PC Jeux et Millenium Source, ainsi que d'auditeur de service client, de programmeur Visual Basic et de démonstrateur produit.

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