Pop / Rock
[Live-Report] Suzanne Vega au Festival Mad Gardens de Madrid

[Live-Report] Suzanne Vega au Festival Mad Gardens de Madrid

19 juillet 2015 | PAR Yaël Hirsch

En tournée mondiale, l’auteur-compositeur et interprète newyorkaise était de passage à Madrid, au parc de la cité universitaire où se déroule un festival éclectique et en plein air : le Mad Gardens Festival. L’occasion de revisiter le riche répertoire d’une chanteuse, qui ne cesse de se renouveler.

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Blonde platine, cheveux tirés en arrière, l’élégance du noir qu’elle aime tant porter (« I never wear white »), Suzanne Vega entre en scène avec une grâce infinie, accompagnée par son guitariste, tandis que l’ingénieur son reste un peu dans l’ombre. Sa voix est aussi chaleureuse quand elle parle et quand elle change, et demeure inchangée depuis les années 1980.  De ce velours là, elle commente avec simplicité et en anglais  le programme très bien construit qu’elle nous livre ce 18 juillet 2014. Elle commence par quelques « vieilles chansons », avant de passer à de « nouvelles » extraite de son dernier album Tales from the Realm of the Queen of Pentacles  et qui sont très inspirées, l’une parlant de révélation mystique et l’autre  de la bataille de Jacob avec l’ange.

Après un passage par le titre neo-punk « Blood makes noise » qu’elle annonce comme bruyant (guitare électrique saturée), elle revient vers une « très vieille » et « très triste chanson que l’on trouve sur son premier album éponyme « The Queen and the Soldier ». Moins triste et tout aussi rythmée « Dont’ uncork what you can’t contain » (« ne débouche pas ce que tu ne peux pas contenir ») est aussi une leçon de sagesse…Puis elle revient vers un peu de nostalgie avec la magnifique ballade « Some journey » avant de présenter encore une fois ses musiciens et remercié Madrid pour son accueil chaleureux. Elle termine sur l’une de ses chansons phares « Luka », traduite en espagnol pour l’occasion et une reprise très électro-smoothe du son indémodable « Tom’s dinner ». Devant la ferveur des madrilènes, aussi élégants qu’elle dans leur chemises blanches en standing-ovation, la chanteuse revient seule en scène puis accompagnée pour deux chansons sur son premier amour, « Birth day », composée à 18 ans, et « In Liverpool » qui se demande ce qu’est devenu cet homme originel, 12 ans après… Elle termine sur une chanson qui parle de Grenade et d’amour à un public qui n’a pas envie de quitter sa voix soyeuse dans la nuit enfin un peu fraiche de la capitale espagnole….

visuels : YH

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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