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[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 1 : Kvelertak, Gojira et Linkin Park à la BA217

[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 1 : Kvelertak, Gojira et Linkin Park à la BA217

15 juin 2017 | PAR Kevin Depessemier

La base aérienne qui a connu le Concorde tout jeune, accueille pour un week-end la deuxième édition du Download Festival parisien. Autrefois en périphérie parisienne, cette édition se passe bien loin, dans un espace bien plus grand.

On découvre donc la BA217 sous un nouveau jour, une base autrefois très sécurisée et inaccessible au public, maintenant doté de quatre scènes, des bars, un camping qui a pu accueillir 12 000 visiteurs, pour 120 000 spectateurs. Le premier jour était un peu timide quant à la programmation, même si l’édition de cette année est sous le signe de la nostalgie.

Pour l’équipe de rédaction, c’est Kvelertak, groupe norvégien servant un Rock’n’Roll avec un zeste de Black Metal violent prenant au ventre, qui ouvrira le Download Festival. Le Main Stage n’est encore qu’à température ambiante et Dagoba pas loin de là ne joue pas non plus dans une foule embrasée. C’est après un concert à la Maroquinerie endiablée que ce groupe norvégien revient sur une scène parisienne. Le public est encore bien trop timide à notre goût, ayant vécu un concert bien plus intimiste où sueur et corps s’entrechoquent, au doux son de la voix d’Erlend. Une setlist un peu courte et surtout bien commune au groupe, qui se passera de faire des morceaux moins connu, mais bien plus entraînant, comme la triptyque des Nekro ou bien Utrydd Dei Svake. Il n’en reste pas moins que Kvelertak offre une présence inouïe sur scène, un instrumental qui ne laisse pas de marbre et la puissance vocale du chanteur, bien que mal retranscrite au loin par le soundsystem, fait vibrer avec entrain.

Une petite pause avant l’arrivée de Gojira sur le main stage 2, on visite, on boit et l’on mange, on passe à côté de Hatebreed qui veut son circle pit à tout prix. Blink-182 enflamme les anciens teenagers avec énergie, Dinosaur Jr. quant à eux, tente de raviver la voix de son chanteur tant bien que mal.

Gojira, ce groupe basque reconnu partout dans le monde, peut-être même plus qu’en France, s’engage sur le Main Stage 2. Un des groupes attendus pendant cette journée ensoleillée. Un pit, le discours habituel sans demi-mesure, mais surtout un solo de batterie fracassant sur une scénographie d’illustration hypnotique. Ce concert a bien ravivé les foules et le festival semble prendre feu, sous un soleil assez écrasant, qui séchera la boue de la veille.

S’en suit alors Linkin Park, un groupe très attendu pour cette journée, mais aussi très décevant. Linkin Park, c’est un peu l’ami d’enfance aux très bons souvenirs, mais aujourd’hui qui n’est que déception et quasi-regret. Le virage electro-pop-rock du groupe n’était pas du tout nécessaire, même si dans l’optique de se redécouvrir musicalement pour expérimenter de nouvelles formes de créations, le groupe se faisait surtout attendre sur ses sons emblématiques comme Break the Habit, In The End ou bien encore Numb. La nostalgie reste la même, sauf lorsque la triste voix de Chester se pose sur des beats électroniques sans saveur, datant de l’avènement de l’EDM. Au loin, Nostromo déchaîne les quelques coreux qui recherchent du réconfort pendant la dernière heure de Linkin Park.

Visuel : Download Festival

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