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[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 2 : System of a Down impose son pit

[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 2 : System of a Down impose son pit

15 juin 2017 | PAR Kevin Depessemier

De retour pour le deuxième jour sur la Base Aérienne 217 de Brétigny-sur-Orge, le samedi est le jour où l’on attendait le plus d’affluence, mais aussi de chaleur…

Après un début de journée calme, quelques groupes par-ci par-là, certains plus prometteur que d’autre comme le Project Black Pantera, originaire du Brésil, qui ramène en plus du soleil, un son puissant entre metal et punk. C’est lorsque le soleil s’axe sur la trajectoire de Brétigny-sur-Orge qu’Epica entre en scène.

Quand on parle d’Epica à un puriste, il vomit, pourtant le groupe néerlandais nous offre une prestation explosive et aussi enflammée que la chevelure de Simone Simons, dont la voix est un petit délice, le grunts de son partenaire est tout aussi appréciable et Coen Janssen est notre nouvel héros de type weirdo, avec sa capacité à être metal même au synthé. Étrangement, l’une des meilleures prestations du festival, sans aucun doute un must-see pour la suite. 

Quelques visites de scène en scène s’ensuivent entre les français d’AqME qui était bien plus entraînant à sa belle époque. Sans hésitation entre Five Finger Death Punch et Soilwork, Soilwork a gagné notre coeur haut la main pour son set consistant et bien violent, sans rancune pour Five Finger Death Punch, mais la redneck attitude (qui semble être un choix plus qu’un état d’inconscience), c’est pas chic, ni pour l’oreille ni pour l’oeil. Slayer donnera le “la” une nouvelle fois, en grand papa des Festivals. Pour ce énième set qui fait tout de même plaisir à voir, que ce soit pour la première fois ou la cinquième, ce fut un bon jus de kale-pomme-gingembre bio après le burger avarié précédent.

System of a Down se devait être bon, pas d’excuse, surtout après une première soirée sous le doux flop de Linkin Park. Le groupe le plus attendu pour cette deuxième édition du festival s’installe à bord du Main Stage 1 pour faire décoller les festivaliers. Une foule immense devant la plus grande scène de la BA217, s’apprête à exploser en même temps que le soundsystem. L’intro de Mesmerize, Soldier Side, prépare petit à petit l’effusion de sueur. Suite-Pee ouvrira le bal d’un pit interminable où l’on suffoque en quête d’air frais. La panique, l’affolement, l’amour (chiant) et la violence, la passion dans les voix qui chanteront en cœur les grands sucés du groupe. Serj qui ne semble pas communicatif du tout avec la foule et a du mal à suivre la cadence, tant sa voix a réellement pris un coup, sûrement dû aux substances et aux aléas de la vie, l’ambiance se fera surtout avec le public, dans une belle anarchie. C’est donc sans suite que la fin du set comprenant une trentaine de chanson à succès, que SOAD s’en va, sans laisser un mot, pas même un doute sur un possible nouvel album, après plus de dix ans d’attente, cette attente qui risque encore d’être bien trop longue… Merci quand même.

Visuel : Download Festival

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Kevin Depessemier

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