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[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 3 : Le retour de Prophets of Rage et des 80’s kitsch

[Live-Report] Download Festival 2017 – Day 3 : Le retour de Prophets of Rage et des 80’s kitsch

17 juin 2017 | PAR Kevin Depessemier

Troisième et dernier jour, qui clôture cette deuxième édition du Download Festival, mettra un peu de candeur météorologique sur fond d’ambiance metal (mais pas que) hydratant.

C’est après une deuxième journée bien rempli que l’on se lance dans la dernière ligne droite du festival. Le début d’après-midi nous laisse flâner entre les différentes scènes, histoire de sentir la fraîcheur qu’offre chacun des groupes ou bien le frisson désagréable d’autres groupes comme Suicide Silence, qui laissera place par la suite à Suicidal Tendencies, qui sauvera cette scène avec un punk pas si bête mais méchant. Les Américains de Mastodon et leur sludge metal feront bondir le Main Stage 2 avec une batterie qui prend aux tripes, même si l’ensemble se consomme à petite dose, du moins, pour nous.

Un des groupes des plus attendus de cette édition se lance sur le Main Stage 2, c’est Prophets of Rage ! Cette première chanson de Rage Against the Machine qui donnera le nom à ce superband regroupant RATM, Cypress Hill et Public Enemies, ouvrira le bal. La musique des Prophets ? Pour le bonheur de nos oreilles, un peu comme une bonne Triple Karmeliet pour nos papilles : bonne, rafraîchissante et violente. Rage Against The Machine est bien là, Chuck-D et B-Real qui remplace Zach de la Rocha aux vocals s’inscrivent très bien dans cette nouvelle ère pour le groupe, qui gardera sa composition Guitariste, Bassiste et Batterie, en plus d’un DJ. Tom Morello est un monstre sans pitié avec sa guitare, mais ce n’est pas nouveau. Ce dernier lancera un hommage au chanteur Chris Cornell avec le titre d’Audioslave, Like a Stone et ce en instrumental, invitant ceux qui connaissent son ami à entonner les paroles de cette chanson qui aura perdu depuis le mois dernier, son authentique voix. Le mélange des genres qu’offre les deux nouveaux chanteurs, est adroit, que ce soit sur du Rage Against The Machine mais aussi sur un medley hip-hop qui aura son impact non-négligeable sur le set. Le superband se promet un bel avenir, entre les deux nouvelles têtes qui ont rejoint les rangs de RATM, et l’alchimie déjà présente entre eux dû aux années à se côtoyer, on espère que ce renouveau ne sera pas qu’une promesse d’un jour.

Pour finir ce second round du Download Festival parisien, Green Day prendra place sur la Main Stage 1 pendant trois heures et demi, offrant une bonne heure pour aller dîner avant d’aller finir son festival avec Carpenter Brut. Carpenter Brut (pas pour John Carpenter, même si l’influence y est), c’est en fait Franck Hueso, un bon gars discret, qui partage la scène avec deux membres du groupe de death avant-gardiste français Hacride. Entre musique rétro 80’s et violente scénographie, Carpenter Brut s’offre à nous avec un set qui jouit d’un bon succès auprès des quelques festivaliers. Un harmonieux son Synthwave qui aurait copulé avec du metal et Satan “himself”, sur un lit de visuel kitsch et sanglant, avec une intensité qui ne se laissera pas abattre, même si le solo de batterie n’était pas une nécessité, il a sûrement fait du bien. Une version remixée par les soins de Carpenter Brut de la chanson de Michael Sembello, Maniac, clôturera gaiement ce festival. On repart brisé physiquement, mais bien loin d’être déçu, Rammstein dans les oreilles pour se souvenir de l’exquis final de l’année dernière.

Côté organisation, cette année fut un réel plaisir, comparé à une première édition pas très avenante, même si le lieu est bien plus excentrée de la capitale, c’était sans doute un très bon choix, qui a fait parler de lui négativement certes, en plus du fait que le RER C est sûrement la ligne la plus capricieuse des Transiliens. Côté musique, cette année le Download Festival fut une croisière sur la vague de la nostalgie entre System of a Down, Linkin Park ou bien Prophets of Rage, ce dernier sera d’ailleurs notre coup de coeur, en plus de Kvelertak, Epica et Carpenter Brut. En espérant une troisième édition qui se pointera avec un quart de la programmation du Hellfest, Green Day et les pickpockets en moins.

Visuel : Download Festival

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