Musique
Outside Play, l’électro-rock de Scarlet Queens.

Outside Play, l’électro-rock de Scarlet Queens.

29 juin 2011 | PAR Moriane Morellec

Scarlet Queen c’est le nom d’une rose. C’est aussi un joli surnom donné aux prostituées de luxe dans le Londres du 19ème siècle. Au 21ème siècle, Scarlet Queens c’est le nom d’un groupe d’électro rock qui sort un nouvel EP intitulé Outside Play, sous le label Stand Out Records. Une belle découverte.

Fondé au départ par Gaspard Ménier, le « guitariste dandy » et Quentin Guglielmi le « chanteur chaman », le groupe parisien les Scarlet Queens a rapidement trouvé sa formation permanente -Thomas Clairice à la basse, Jean-Etienne Maillard à la batterie et le Dj et claviériste « cloppeur en série » Raphaël Fabre. Un énième groupe français qui chante en anglais, celui-ci se démarque par l’atmosphère particulière qui se dégage de sa musique: sorte d’onirisme flottant et omniprésent.

Une veine qui résonne légèrement Shaka Ponk dans les rythmes et riffs soutenus, les refrains circulaires et les voix poussées, le titre « T.S.C » hyper rythmé, expérimental et original ouvre l’EP Outside Play. Ce premier titre est également le titre de leur premier clip officiel. Ensuite place à « Outside Play », où le côté vraiment rock 60s et les influences de Pink Floyd se ressentent dans le côté progression de la chanson et le rythme lent. La manière qu’à Quentin Gugliemi de poser sa voix grave et rauque, les synthés en fond sonore et les nappes synthétiques ressemblant à des violons imposent le style original du groupe. Cependant, la voix chantée voire forcée gâche le titre qui semble légèrement à l’opposé du reste de l’EP.

« Lullabies Grave Intro », où les talents du DJ et claviériste se font ressentir en moins d’une minute, suivi de « Lullabies Grave » font rapidement oublier « Outside Play ». « Lullabies Grave », titre un peu plus pop, explore le côté electro-rock du groupe, où la voix du chanteur fortement erraillée entonne le refrain « Take me to a lullabies grave ». L’introduction et conclusion mixée par Raphaël, le DJ du groupe, rend hommage au groupe The Prodigy. Après le climax de l’album, les nerfs se détendent et « The Horsedown », titre plus simple et sans prétention, fait honneur à la voix et à la guitare. Petit coup de cœur de cet EP, le talent et la simplicité de Scarlet Queens est mis en valeur par rapport aux autres titres musicalement plus complexes – même si un piano, des loops et des choeurs sont présents pendant toute la chanson.

Le rythme ralentit dans « DownTown », où un vieux gramophone introduit la chanson plutôt pop-rock à tendance London « underground » – un contexte de salle de concert enfumée où les effluves de whisky partagent les conversations enivrées s’en ressent directement. La très jolie « Cocaine Josephine », chanson très rêveuse et electro-rock à l’instar d’un MGMT ou d’un Empire of the Sun clôt l’EP Outside Play en beauté. Scarlet Queens délivre un EP de qualité, ou l’expérimentation côtoie la douce pop, ou l’électro s’enivre du rock, et la voix sait se faire aussi dure que douce. Une belle découverte!

Visuels: (c) Ephélide

 

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Moriane Morellec

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