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LIve-Report : Rebekka Karijord + Fiodor dream dog à l’Espace B (28/11/2012)

LIve-Report : Rebekka Karijord + Fiodor dream dog à l’Espace B (28/11/2012)

29 novembre 2012 | PAR Yaël Hirsch

Alors que la chanteuse norvégienne Rebekka Karijord vient de sortir son nouvel album « We become ouselves » (voire notre critique), sa tournée européenne passait hier par la salle la plus chaleureuse du 19ème arrondissement de Paris, l’espace B. Un moment onirique et druidesque, avec en première partie le rock inspiré de Fiodor dream dog.

Elles étaient 3 chanteuses et un guitariste à entrer sur la scène petite et jolie de l’espace B hier soir avec Tatiana Mladenovitch, alias Fiodor dream dog. 4 voix de femmes donc, dont la délicieuse chansonnière Katel, et un son résolument rock pour un résultat très calé, oscillant entre du PJ Harvey et les Puppini Sisters. Un mélange très réussi et très entraînant.

Il a fallu attendre onze heures moins le quart, pour, une fois la bonne et très forte acoustique de l’espace B bien mise en place, entendre la voix hypnotique de Rebekka Karijord. Habillée en toge de druidesse, yeux de chats, couleurs pourpre et émeraude et longues boucles d’oreilles-talismans, la multi-instrumentiste a commencé au clavier tandis que ses 3 musiciens l’accompagnaient comme un seul homme. Début très onirique dans les forêts de Suède, puis carrément un petit coup de Gospel pour une prière extraite du nouvel album. Puis la belle a partagé avec le public son plaisir d’être de retour à Paris, qui est toujours la « cerise sur le gâteau » d’une tournée pour elle avant d’entamer le premier single du nouvel opus, le sublime « Use my body well », en y mettant toute son âme et en retirant la toge pour mieux se rapprocher du public. Présentant sa nouvelle création comme un disque d’amour à un seul homme mais aussi à tous, de la part d’une femme élevée par des femmes dures- notamment une grand-mère pionnière et première travailleuse sur plate-forme pétrolière de Scandinavie- Rebekka Karijord a expliqué que la clé de ses nouvelles compositions tient dans une version nordique de « Hommes je vous aimes » : « O Brother ». Puis, moment d’intimité et retour à l’ancien album avec le superbe titre dont le rythme bat la chamade et chantonné dans les refrains en chœur avec son fidèle guitariste : » This Anarchistic Heart ». Après ce pic d’intensité, la belle sorcière est passée à la harpe – son morceau de bravoure- pour une série de beaux titres dont « Paperboy », applaudi à tout rompre. Excellente musicienne, jouant à la perfection son personnage de Circé du Nord et maniaque des arrangements, Rebekka Karijord n’en revit pas moins les émotions ressenties lors de la composition quand elle joue ses chansons sur scène. Si bien que  ses lives sont toujours des moments d’une grande intensité. Des instants précieux, d’une émotion profonde et authentique.

photos (c) Yaël Hirsch

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Yaël Hirsch
Co-responsable de la rédaction, Yaël est journaliste (carte de presse n° 116976), docteure en sciences-politiques, chargée de cours à Sciences-Po Paris dont elle est diplômée et titulaire d’un DEA en littérature comparée à la Sorbonne. Elle écrit dans toutes les rubriques, avec un fort accent sur les livres et les expositions. Contact : [email protected]

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