Cinema

La balade de Babouchka fait plonger les petits dans les contes de Russie

La balade de Babouchka fait plonger les petits dans les contes de Russie

29 novembre 2012 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Les films du Préau se sont lancés dans une belle aventure, celle de rassembler et transmettre « La montagne des joyaux » qui rassemble 52 films d’animations illustrant les contes et légendes de Russie. Le 5 décembre sortira sur les écrans  le premier volet pour les touts petits, « La balade de Babouchka ».

A l’origine du projet, il y a la naissance en 1988 du studio Pilot sous la direction d’Alexander Tatarsky. En 2004, il lance « La montagne des joyaux». L’idée est de rassembler histoire qui traverse le plus grand pays du monde.  400 personnes travaillent de concert mais Alexander Tararsky meurt prématurément en 2007.  C’est sans lui que la série de films est éditée, malgré des coupes financières.

La balade de Babouchka regroupe ainsi 4 courts métrages de 13 minutes chacun. Destiné au jeune public dès 2 ans, le corpus nous promène dans l’entière Russie, dans la forêt de la Taïga ou dans le froid de la Sibérie.  On commence par le Rossignol (2006). On y rencontre un roi en amour pour son oiseau enfermé dans une belle cage en or, on y apprend qu’il ne faut pas contraindre les autres. On poursuit avec La Maison des Biquettes qui voit un formidable personnage aux cheveux rouges, Vasili, échapper aux loups et manger la maison d’une gentille famille de vache. Ici, les statuts de bons et méchants sont repensés, le bien se retrouve là où les enfants ne l’attendent pas.  Histoires d’Ours vient apporter des réponses existentielles à des questions existentielles : mais pourquoi les écureuils ont-ils le dos rayé ? Enfin Zhiharka nous plonge dans la vie d’une petite fille espiègle qui apprend à ses dépens qu’il ne faut pas faire confiance à n’importe qui.

Chaque film est contextualisé par un court documentaire animé sur le lieu et l’histoire du conte. Rapidement, les enfants appréhendent une culture et une civilisation aux aspects pluriels.  Les dessins animés peuvent se regarder de façon indépendantes, ils ont chacun un graphisme propre, mais tous se place dans un geste artisanal, fort élégant et fort joli.

 

 

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Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

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