Musique

Live report: Gaëtan Roussel

19 mai 2010 | PAR Tristan Karache-Prudent

L’ancien chanteur de Louise Attaque a offert hier soir un concert à quelques privilégiés. Le rendez-vous était donné à 20h30 au studio SFR à Paris dans le 8ème. La toute nouvelle formation a joué l’ensemble de son répertoire composé de l’album « Ginger » et pour notre plus grand plaisir quelques chansons inédites en bonus.

En général, l’ambiance des concerts privés est un peu plate avec juste deux/trois jeunes qui suivent le rythme en frappant dans leurs mains ou en s’explosant les cervicales et les « vieux » écoutant d’un air de critique mélomane. Mais, lors de ce concert, c’était exactement le contraire. Tel un seul être l’auditoire bougeait et vibrait au rythme de la musique rock et parfois électro avec des touches de jazz.

Arrivant avec un grand sourire digne d’Henri Salvador simplement habillé d’une chemise noire et d’un jean, Gaëtan Roussel ouvre la réunion avec la chanson « Des questions me reviennent », une chanson à la fois douce et entrainante. Pour vraisemblablement mieux se concentrer sur la chanson, l’artiste ferme de temps en temps les yeux, toujours le sourire aux lèvres, la musique est une drogue dure pour ce chanteur à la voix sûre.

Lorsque vient « Help Myself (nous ne faisons que passer) », un lien se crée entre le groupe et le public qui chantonnent ensemble le refrain  « Time to get away, gotta help myself soon ! ». Les choristes mènent en frappant dans leurs mains pour inciter le public à faire de même. Gaetan Roussel s’emporte même en sautant avec sa guitare tout en jouant, il se donne à fond alors que ce n’est qu’un petit concert. Durant « Tokyo » et « Inside, Outside », les musiciens ne font plus qu’un et dansent, chantent, crient et déploient un talent explosif particulier à la formation.

Lors de chansons plus douces comme « Si l’on comptait les étoiles » et « Dis-moi que tu m’aimes encore », les paroles tout comme l’artiste parlent au coeur et nous rappellent à nos souvenirs. Un voyage qui se passe entre les murs de notre propre esprit mais sur fond sonore rock. L’assistance durant la chanson « Les Belles Choses » s’est tue en regardant avec des étoiles voire presque des larmes dans les yeux l’artiste qui chantait accompagné de sa seule guitare. Un voyage dans nos souvenirs qui nous fait sourire ou souffrir selon son vécu, une manière d’effectuer une mini introspection en moins de 3minutes grâce à la musique.

Après 45 minutes de chanson et avoir joué l’ensemble de l’album « Ginger », les artistes quittent la scène pour revenir ensuite pour un rappel durant lequel à l’image du bassiste survolté, le groupe offre en avant-première plusieurs nouvelles chansons excellentes aux tonalités rock explosives basées sur une rythmique plutôt bien élaborée.

Gaetan Roussel après avoir collaboré avec Alain Bashung ou encore Vanessa Paradis est revenu en grande forme sur la scène. Cet artiste mélangeant plusieurs styles voire plusieurs langues (anglais/français) avec sa voix inchangée depuis l’époque Louise Attaque est toujours aussi bon en live.

Sortie ciné : Police, Adjectif
7e jour : la TJC toujours à Cannes mais transportée dans la torpeur tropicale de Bi Dung so !
Tristan Karache-Prudent

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