Musique

Les Doigts de l’Homme : les nouveaux rois du jazz manouche en concert le 9 décembre au Café de la Danse…

29 novembre 2010 | PAR Vincent Brunelin

Le quatuor virtuose, dont le quatrième opus sobrement intitulé 1910 est sorti en mars dernier, investira la salle du Café de la Danse le 9 décembre dans le cadre d’une tournée hommage à Django Reinhardt. L’occasion de découvrir, si ce n’est pas déjà fait, ce groupe désormais incontournable de la scène jazz manouche hexagonale.

Ils  sont quatre, unis comme les doigts de la main, et distillent leur musique depuis quelques années sans vraiment se prendre au sérieux. Pourtant, depuis leur formation en 2002 sous l’impulsion du chanteur et guitariste Olivier Kikteff, accompagné du bassiste et contrebassiste Tanguy Blum et du guitariste et joueur de charango Yannick Alcocer, Les Doigts de l’Homme ont fait un sacré bout de chemin et se sont imposés comme une référence dans l’univers jazz manouche.

Le trio, après avoir quitté sa Bretagne et s’être installé en Ardèche, est rapidement rejoint par un quatrième membre, le guitariste Benoit Convert. Le groupe désormais au complet sort son premier EP 5 titres, Gipsy Jazz Nucléaire, rapidement suivi de l’album Dans Le Monde et d’un second opus éponyme en 2005. Ils délivrent leur énergie et leur virtuosité instrumentale impressionnante sur les scènes de France, mais aussi en Europe et au Canada. Ils proposent un jazz swing virevoltant, fidèle à la voie tracée par ses plus illustres pères et à un style inébranlable. Un genre qui connait d’ailleurs un certain revival, imprégnant même la variété française, à l’image d’artistes comme Sanseverino et Thomas Dutronc.

Mais les Doigts de l’Homme ont aussi l’intelligence de se renouveler, évitant ainsi de s’enfermer dans le carcan d’une musique codifiée qu’on croit souvent (à tort) destinée uniquement aux puristes. À travers leur troisième album paru en 2008 et intitulé Les Doigts dans la prise, ils explorent de nouveaux horizons, intègrent des sonorités country (banjo), tziganes, orientales (oud) et même sud-américaines avec l’utilisation d’instruments traditionnels comme le cajon et le charango. Les compositions se font plus mélodiques et la part belle est faite au chant.

En cette année 2010, le groupe choisit de revenir aux sources avec l’album 1910, pour commémorer le centenaire de la naissance de Django Reinhardt. Rendez-vous le 9 décembre au Café de la Danse pour profiter des ré-interprétations modernes et rafraîchissantes du répertoire du maître. À noter que les Doigts de l’Homme partageront l’affiche avec l’artiste flamenco Juan de Lérida. Le groupe fera également trois dates au Duc des Lombards du 25 au 27 janvier 2011.

Café de la Danse, le 9/12 à 19h30
5, passage Louis Philippe
Métro Bastille
18,80€

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Vincent Brunelin

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