Musique

Le Siècle du Jazz, au Musée du Quai Branly

16 mars 2009 | PAR Thomas

Du 17 mars au 28 juin, le Jazz est l’invité du musée du quai Branly. Sur les murs, c’est un siècle de jazz qui est exposé, la musique bien sûr, mais aussi toutes les formes d’expression qu’elle a influencées ; peinture, photographie, cinéma, graphisme, tout le monde est convié.

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Winold ReissInterpretation of Harlem Jazz, 1925

© Collection particulière

Sur les traces de l’histoire du jazz, grâce à un parcours chronologique et thématique, au seuil du siècle moderne jusqu’à nos jours. Une baguenaude musicale et visuelle le long du couloir du musée, « épine dorsale » de l’exposition, et grands écarts dans les pièces voisines. Jazz, qui prend ses racines dans le chant des esclaves, la musique traditionnelle noire, et qui frémit déjà dans les maisons closes de la Nouvelle Orléans. Maison de tolérance, illégalité, ce souffle nouveau est contraint de migrer vers la côte Est, à Chicago, à New York ! Relayé par la littérature et les autres arts, le petit train du jazz vrombit sa fumée chaude-épaisse et désormais, rien ne l’arrêtera plus. Jazz, swing, bebop, free jazz, et autres, nous montrent que cette musique n’a cessé de se renouveler.

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Carl Van Vechten – Portrait de Billie Holiday, 1949

© Washington, Library of Congress, Prints and Photographs Division

Sous toutes ses formes, le jazz donne ses couleurs et impulse traits et verves vivaces aux artistes les plus talentueux. Paul Colin et Henri Matisse lui consacrent un portfolio, Carl Van Vechten dresse le portrait des représentants du genre (Bessie Smith, Count Basie,Billie Holiday), et Kerouac nourrit sa prose des phrasés rapides du bebop. Mais l’influence n’est pas à sens unique, comme quand la musique suit les inflexions d’un film. C’est le cas lorsque Miles Davis rencontre Louis Malle, afin d’élaborer la bande originale de Ascenseur pour l’échafaud. L’engouement est au rendez-vous. Engouement toujours, et moment fort avec le film Jammin’ the Blues de Gjon Mili, auquel participe notamment Lester Young. Enfin, les couvertures des partitions et des pochettes de disques donnent au graphisme l’occasion de créer tout un univers visuel, comme le rock psychédilique fût aussi une grande source d’inspiration pendant les 70’s.

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Bob Thompson, Jones – Lerois and His Family, 1964

© Smithsonian Institute, Washington

Thomas Gérard

« Le Siècle du Jazz », au Musée du Quai Branly – galerie jardin, du 17 mars au 28 juin 2009. Ouvert mardi, mercredi et dimanche de 11h à 19h ; jeudi, vendredi et samedi de 11h à 21h. Billet Exposition temporaire
billet 7 € (plein tarif) / 5 € (tarif réduit). Billet jumelé avec collections permanentes : 10 euros (7 euros TR). Métro Pont d’Alma, (RER C) et Métro Iena. L’accès piéton se fait rue de l’Université, à l’orée du Jardin.

 

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