Musique

Le retour d’Alice in Chains

08 septembre 2009 | PAR Mikaël Faujour

Plus de sept ans après la mort de son chanteur Layne Staley, le plus sombre des groupes grunge s’apprête à revenir dans les bacs avec un album enregistré avec son nouveau chanteur.

Huit ans jour pour jour après Kurt Cobain, disparaissait le 5 avril 2002, Layne Staley, autre figure majeure de la scène de Seattle. Chanteur d’Alice in Chains, joyau noir du grunge, il était en proie depuis une dizaine d’années à une sévère addiction à l’héroïne. Sa mort mit donc fin à un groupe qui était en veille depuis ses derniers concerts en 1996, malgré deux morceaux enregistrés en 1999.

Début 2005, les autres membres d’Alice in Chains se réunissent lors d’un concert de charité pour les victimes du tsunami ; au micro, se succèdent notamment Phil Anselmo (Pantera, Down), Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle) et William DuVall.

Ce dernier, frontman d’un groupe peu connu, Comes With the Fall, devient par la suite le nouveau chanteur officiel d’Alice in Chains, sa voix collant parfaitement – jusqu’à l’imitation – aux intonations de feu Staley. Le groupe se lance alors dans une tournée mondiale, qui d’ailleurs passe par Paris en 2007, où le groupe donne une mémorable performance.

L’étape suivante, très logiquement, est l’enregistrement d’un nouveau disque. Annoncé pour la fin septembre, Black Gives Way to Blue a déjà dévoilé deux singles (« A Looking in the View » voir le clip et « Check My Brain ») dans la pure tradition Alice in Chains, le guitariste Jerry Cantrell usinant ses sombres riffs sabbathiens avec l’habituel brio.

En attendant l’album, dont la chanson-titre qui le clôt inclut une participation au piano de… Elton John (!), les amateurs pourront écouter les singles sur le MySpace du groupe… ou ci-dessous.

Parmi les inédits captés en live qui circulent sur YouTube, voici « Acid Bubble ». La voix superbe de William DuVall est suffisamment éloquente pour convaincre ceux qui douteraient encore du projet d’un Alice in Chains sans Staley. La seule chose regrettable est d’avoir – tout comme Queen ou les Doors – conservé le nom du groupe, qui a pourtant bel et bien perdu en 2002 un peu de son âme.

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Mikaël Faujour

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