Musique

LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP DE JUIN 2019

LA SÉLECTION POP-ROCK-INDÉ-ELECTRO-RAP DE JUIN 2019

24 juin 2019 | PAR La Rédaction

Chaque mois, la rédaction musique de Toute La Culture.com fait le tri parmi ses coups de cœur « pop ». Place à la musique du peuple ici, où les guitares croisent autant les pads que les violons. Enjoy!

Raveena, douceur onirique

Comme un rêve éveillé. Ce sont les premières pensées qui traversent notre esprit à l’écoute du premier album de Raveena tant les mélodies de l’artiste de 25 ans caressent nos oreilles avec tendresse. Elle prend l’auditeur par la main, et l’emmène ainsi dans un univers lumineux et chaleureux, bercé par la douceur et la pureté de sa voix.

Depuis quelque temps, la chanteuse américaine creuse son terrier outre-Atlantique sans pour autant avoir connu l’explosion médiatique qu’elle mérite. Après plusieurs singles largement plébiscités par les médias américains, elle se lance dans l’aventure de l’opus. Lucid, sorti il y a quelques semaines, est à l’image de ses précédents projets : soyeux, tendre et follement onirique. Avec une agilité impressionnante, elle navigue entre relations toxiques (Stronger), refrains sensuels (Nectar) ou encore poèmes prônant l’amour de soi (Petal). Elle passe par la confusion, la douleur, le traumatisme pour en arriver à une forme de lucidité et de self-love (amour de soi-même). Elle y revient sur ses périodes troubles de son adolescence, affirmant ainsi l’artiste qu’elle est aujourd’hui. Raveena saisit le luxe de prendre son temps et nous fait languir. Les notes et sa voix ne font qu’un, s’entrelacent dans un univers doré.

Ce petit « morceau de son âme » comme elle l’appelle si joliment, est un condensé jazzy bercé par une univers r’n’b, introduisant une once de néo-soul qui décrit le fleuve de sa vie avec une douceur exquise. Il serait ingrat de choisir qu’une chanson parmi l’opus, tant il doit s’écouter de bout en bout, d’un trait, à l’infini.

(Donia Ismail)

 

 

Joy Crookes, blues intemporel

On vous en parlait l’année dernière dans l’un des portraits musicaux, Joy Crookes est un vent d’air frais sur la scène musicale britannique. Follement nostalgique et puissamment douce, la prose de la jeune Joy Crookes envoûte celui qui ose écouter ses chants intemporels. La native du Sud de Londres a sorti un nouvel EP, Perception fin mai, où elle tente de tirer le portrait le plus complet de Joy Crookes, à travers cinq miroirs. Tantôt sensuelle (No Hands), tantôt poétique (Darkest Hour) et surtout engagée (London Mine), elle nous laisse pénétrer dans son monde rétro et somptueux en un coup de crayon et en un accord de guitare. Choisir un coup de coeur devient alors difficile, tant il est impossible de dissocier une chanson de l’autre. Joy Crookes réussit le tour de force de créer une oeuvre d’art complète, que l’on ne peut découper en singles insignifiants. Mais s’il fallait, on se pencherait sur le crève-cœur mélancolique, Since I Left You, une rupture douloureuse. Encore une fois, les émotions sont décrites avec une justesse folle mais surtout poétique, loin de la pop mielleuse et gavant. Les paroles sont crus, si vraies et percutantes, avec des lignes  qui nous rongent. Les regrets se reflètent dans chaque mot, les « je » marquent la vulnérabilité. Joy Crookes revêt la tristesse, et qu’est-ce que c’est beau!

(Donia Ismail)

Rit Qui Qui, les Vacances

 

Un vrai album de musique pour les enfants, c’est le credo de ce groupe à base jazz qui ne compose que pour les 5-10 ans. Pour le second opus, Laetitia Daïdé (chant, piano et compositions), Virginie Daïdé, (saxophones, flûte et compositions), Benjamin Blackstone (guitare et composition), Nicholas Thomas (guitare et composition), Julien Pouletaud (contrebasse et chœurs) Marc Bollengier (contrebasse) et en guest, Pascal Péroteau (chant, saxophone) se réunissent pour faire l’éloge des Vacances, les grandes, celles où « on va tout casser », celles où on va « dormir encore un peu » où il y aura « partout du sable, même dans mon p’tit dej ». 16 titres qui sont très pluriels deviennent la bande son du matin de votre gamin. Le pop et entraînant « La révolution des doudous » amuse beaucoup. « La banquise gronde » interroge les consciences écologique avec douceur. L’intérêt majeur de l’album est de montrer la diversité du groupe qui peut passer du swing  au rock avec facilité.

Les textes sont très bien écrits, les mélodies sont efficaces pour ces Vacances qui n’ont rien de stupide.

Chez Autre Distribution, dans les bacs.

(Amélie Blaustein Niddam)

 

 

Bruce Springsteen Western Stars

 

The Boss is Back. Avec la manière. C’est assez déroutant de retrouver la magie de l’univers de Springsteen d’album en album. Une voix, une guitare, un piano et parfois un peu plus (notamment sur le formidable titre Western Stars). L’album est le troisième fruit de la collaboration entre le fondateur de l’E Street Band et le prolifique producteur Ron Aniello. Ces treize morceaux pensés en solo offrent un voyage vers le sud-ouest des Etats-Unis, une folk traditionnelle aux accents de conquête de l’Ouest, magnifiée par une production hors du commun. Et puis…. et puis Bruce nous parle, de sa poésie itinérante. L’ombre de Dylan n’est jamais loin. Et c’est tant mieux, comme dans ce Hitch Hikin’ qui ouvre le bal : 

I’m hitch hikin’ all day long
Got what I can carry and my song
I’m a rolling stone just rolling on
Catch me now ’cause tomorrow I’ll be gone

A ne pas rater. 

Bruce Springsteen, Western Stars, Columbia, Juin 2019

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