Musique

La FRENCH TOUCH aux « Arts Décoratifs » Paris

La FRENCH TOUCH aux « Arts Décoratifs » Paris

18 octobre 2012 | PAR La Rédaction

En 1994, Eric Morand, fondateur, avec le DJ Laurent Garnier, du label de musique techno, F Communications, déclare : « We give a French Touch to house Music ».

La French touch est une expression désignant une grande partie des disques de musique électronique française des années 1990 produits par des artistes comme Laurent Garnier, Mr. Oizo, Lifelike, St Germain, Cassius, Superfunk, Étienne de Crécy, Benjamin Diamond, Grand Popo Football Club, Alan Braxe, et surtout Air et Daft Punk. Si cette appellation générique a pu servir à qualifier les artistes français d’acteurs de la French touch, on s’accorde aujourd’hui sur le fait qu’elle s’applique de façon privilégiée à la house française, fondée sur un rythme house classique mais puissant mixé avec des samples issus majoritairement du funk et du disco.
Aujourd’hui le terme French touch est encore utilisé pour désigner les djs français comme Justice, SebastiAn, Kavinsky, Busy P, Breakbot, ou des labels comme Ed Banger Records, Kitsuné ou Institubes. On parle alors de « French Touch 2.0 ».
Daft Punk Unmasked (30 min mixing)

 

L’expo « French Touch/Graphisme/Video/Electro » porte assez bien son nom, mais c’est surtout l’aspect graphique qui est mis en avant. On déambule au milieu des pochettes de disques, flyers, affiches, photos et autres créations graphiques liés au mouvement.
Les Arts Décoratifs retracent, dans une scénographie du label créatif 1024 Architecture, l’histoire de l’époque dont la portée internationale a permis à ces graphistes : les M/M, H5, La Shampouineuse, Geneviève Gauckler, Alex Courtès, Sophie Toporkoff, Hotspot de s’imposer et de s’ouvrir à d’autres champs d’application.
Cette scénographie plutôt froide a du mal à exprimer la nature même de la musique électronique et l’attitude partagée de ces artistes qui rejettent en bloc le star system et les codes marketing qui l’accompagnent.
On se retrouve une nouvelle fois devant une expo bien « parisienne » qui finalement oublie l’essence même du mouvement.
Ça manque tout simplement de folie. Tout est bien rangé à sa place, bien organisé, et donc sans vie.
L’esprit un peu « punk » qui animait les artistes, aussi bien les djs/producteurs que les graphistes, n’est pas présent dans cette exposition.

Mr Oizo – Flat Beat (HD Widescreen)

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