Musique

« Je suis neige » au Théâtre Dunois

« Je suis neige » au Théâtre Dunois

01 juin 2011 | PAR Lea Iribarnegaray

La compagnie Picomètre a présenté sa toute nouvelle création au Théâtre Dunois, à Paris. A la frontière entre théâtre, musique et danse, “Je suis neige” est destiné au jeune public. Adaptation très libre du Blanche Neige des frères Grimm, le spectacle fait suite à la transposition de la Petite Sirène par la même chorégraphe, Sophie Mathey.

Je suis le conte qui a l’instant peut réveiller en vous l’amour”. Lieu de neige, début du spectacle. Sont projetés sur un écran quelques flocons qui s’enfoncent dans la nuit noire. Une spirale de poussière blanche a été formée au sol, évoquant un îlot d’ivoire sirupeux. Ce premier chapitre est assez chaotique, entre course et sensualité. Des sons de battements de coeur créent la tension, les visages des artistes sont recouverts, un à un, par des foulards.

Trois musiciens cohabitent avec trois danseurs. Physiquement convoqués dans le jeu, un violon, un violoncelle et un accordéon interprètent, dans le désordre, Jean Sébastien Bach, des compositeurs plus actuels comme Karol Beffa ou Bernard Cavanna, un duo pour violon et violoncelle de Zoltan Kodaly, mais aussi des mélodies d’Europe Centrale jouées à l’accordéon.

La compagnie Picomètre transmet la danse à un public de non initiés et questionne ainsi le langage du corps. Depuis sa première création en 1993, elle regroupe des acteurs qui sont également des pédagogues certifiés. Ici, le récit originel des frères Grimm est tout juste effleuré. On reconnaît le personnage de la marâtre, la neige de Blanche Neige, le miroir magique, pas plus. La transposition tient à un fil, plus poétique et imagé.

Une jeune femme danse maintenant contre un mur totalement noir, le lieu de la forêt prend place. Les déplacements se multiplient sur une scène fragmentée, dans une ambiance musicale parfois discordante. On cherche alors l’unité et l’harmonie, pouvant faciliter la compréhension des enfants.

Lieu de la paix. “Je suis le conte qui, par le souffle, apaise”. Une petite table forme la maisonnette des nains, les danseurs y trouvent refuge. Quatre femmes se placent au centre de la scène, dansent avec des coussins bleu irisé.

Je suis le conte qui réveille les tourments”, voici le lieu du maléfice. La jeune accordéoniste, habillée de ses ailes d’un blanc éclatant, croque dans la pomme et la garde en bouche. La lumière a pris une teinte rouge. L’une des danseuses lui arrache le fruit et lance : “Tu dois quitter notre beau monde, tu es sable en le royaume de la reine”.

S’en est fini de rêver avec moi”. Le spectacle s’achève. La danse n’était pas très fluide, le récit était brumeux, les accessoires trop nombreux. Mais les enfants, extrêmement attentifs, ont l’air subjugués.

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Lea Iribarnegaray

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