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Live report du 30 mai, Jazz à Saint-Germain : merveilleux concert de Monty Alexander à l’Institut Océanographique

Live report du 30 mai, Jazz à Saint-Germain : merveilleux concert de Monty Alexander à l’Institut Océanographique

31 mai 2013 | PAR Olivia Leboyer

L’an dernier, l’Institut Océanographique accueillait le fabuleux Jacques Schwarz-Bart. Cette année, c’était au tour de Monty Alexander de nous éblouir. Un concert de toute beauté, plein de décontraction et de bonne humeur !

monty alexanderInvité l’an dernier par le festival Jazz à Saint-Germain, le pianiste Monty Alexander n’avait pas pu venir. La raison ? Une maladie grave, heureusement vaincue. Avec un sourire irrésistible, Monty Alexander nous confie son secret : la musique et le partage, tellement plus forts que les cancers et autres problèmes graves. Aujourd’hui, il se sent de nouveau comme un petit garçon, émerveillé et enthousiaste. Petite confidence pleine de peps, dans ce joli écrin qu’est l’Institut Océanographique. Monty Alexander lève des yeux admiratifs vers le plafond peint, avec ses matelots prêts à appareiller : l’endroit rêvé pour un concert intime et chaleureux.
Le roulis du beau jazz de Monty Alexander nous transporte donc avec bonheur, pendant près de deux heures. Une musique ondulante, douce et nonchalante, avec ses basculements et brusques échappées. Décontracté, tout sourire, Monty Alexander dose ses notes comme de jolies plaisanteries mélodiques. Un rythme jamaïcain, un thème de la Panthère rose, un instrument proche de l’ocarina, une chanson douce, le pianiste ne se refuse aucun plaisir. De temps à autre, il se retourne vers ses deux musiciens, qu’il regarde avec bienveillance se lancer dans un passage solo. A la batterie, le jeune Obed Calvaire assure avec une grande classe, chemisette vichy et dread-locks, impressionnant d’élégance et de maîtrise. A la contrebasse, Hassan Shakur, grand sourire et touché très doux, est plus que parfait.
Des compositions personnelles de Monty Alexander, comme « Hope » ou « Just Wait », nous bercent. Vers la fin du concert, la femme de Monty Alexander le rejoint pour une belle chanson d’amour.

Une soirée précieuse. Un grand merci à Monty Alexander et à ses musiciens !

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Olivia Leboyer
Docteure en sciences-politiques, titulaire d’un DEA de littérature à la Sorbonne  et enseignante à sciences-po Paris, Olivia écrit principalement sur le cinéma et sur la gastronomie. Elle est l'auteure de "Élite et libéralisme", paru en 2012 chez CNRS éditions.

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