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[JAZZ À SAINT-GERMAIN] Le quintet de Kyle Eastwood à l’institut océanographique

[JAZZ À SAINT-GERMAIN] Le quintet de Kyle Eastwood à l’institut océanographique

30 mai 2015 | PAR Delphine Habert

Mercredi soir, c’était au tour du quintet de Kyle Eastwood de faire son apparition et d’enchanter le grand amphithéâtre de l’institut océanographique dans le cadre du festival Jazz à Saint-Germain-des-Près. Du talent et de la musicalité, un univers sonore qui se prête très facilement à l’image et nous fait voyager.

Le grand amphithéâtre de la Maison des océans impressionne aux premiers abords, la fresque centrale nous plonge dans un univers maritime, et les lustres semi-allumés arrosent de leur lumière tamisée les bancs en bois de l’amphithéâtre, dans une atmosphère intimiste. L’assemblée est au complet, la salle est pleine à craquer, les artistes sont attendus avec impatience. Les musiciens entrent sur scène et commencent le concert avec le morceau « Prosecco Smile », la trompette et le saxophone entonnent un thème dansant et entrainant à l’unisson, rappelant la musique accompagnant les courses poursuites des vieux  films américains. Une joyeuse entrée en matière. La musique de Kyle Eastwood est très évocatrice, et nous plonge très souvent dans un contexte ou un paysage particulier. Avec « Bullet Train », on se voit sur un train grande vitesse, explorant le paysage environnant avec cette vitesse folle qui nous prend aux tripes. Avec le titre « Marrakech », on entre lentement mais surement dans un autre univers plus oriental, le décor se dessine au ralenti, par petites touches successives.

Le quintet alterne entre chansons du nouvel album Timepieces, et titres d’albums précédents. Dans leur nouvel album, l’influence du hard bop est omniprésente, un hommage au pianiste Horace Silver est rendu, notamment avec la reprise de « Blowin’ the Blues Away », et une composition du trompettiste Quentin Collins, « Piece of Silver », qui rappelle l’univers du pianiste avec brio. Les musiciens sont talentueux et une bonne alchimie règne au sein du quintet, on sent la bienveillance du bassiste leader envers ses musiciens, regardant tantôt l’un ou l’autre avec ce sourire rassurant et jovial. Le pianiste Andrew McCormack, joue avec puissance, toujours dans l’énergie et la virtuosité. La complicité entre le trompettiste Quentin Collins et le saxophoniste Brandon Allen est indéniable. Le duo basse/batterie est aussi en symbiose totale.

Une belle soirée faite de voyages, sous les auspices d’un jazz apaisant et ressourçant. Un beau moment comme le festival Jazz-à-Saint-Germain-des-Près sait les organiser.

Visuel : © Jean-Baptiste Millot

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Delphine Habert

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