Musique

Jazz : Giovanni Mirabassi en concert au Sunside

Jazz : Giovanni Mirabassi en concert au Sunside

29 mars 2011 | PAR Neil Saidi

Vendredi 1er avril Giovanni Mirabassi se produit en trio au Musée de la Fédération Française de Tennis dans le cadre de la collaboration entre la FFT et le « Sunset Hors les Murs » autour du « Jazz à Roland Garros ». Le pianiste italien sera accompagné par Gianluca Renzi à la contrebasse et Lukmil Perrez à la batterie.

Giovanni Mirabassi, qui va fêter cette année ses 41 ans, a appris le piano en autodidacte: « Je dois dire que j’ignore, comme beaucoup d’entre nous, comment je m’y suis pris. J’ai commencé à « jouer avec » le piano. Quand j’étais petit, je m’amusais à créer les ambiances sonores de mes jeux, alors, si je jouais aux indiens, ils poussaient des cris aigus, les chevaux faisaient un son sourd et court, les coups de feu étaient courts, mais pour les coups de canon j’utilisais la pédale, et ainsi de suite. Je faisais cela même lorsque je savais déjà organiser les notes entre elles et jouer des mélodies »

Il se fait sa propre éducation musicale en écoutant des musiciens tels que Bud Powell, Art Tatum, Oscar Peterson, Jacky Byard, Bill Evans, Kenny Barron,Chick Corea, Keith Jarrett, Charlie Parker Pat Metheny, Astor Piazzolla, Charles Mingus. Et, bien sûr, last but not least, Enrico Pieranunzi, qui demeure l’une des ses plus fortes influences.

Son père l’a longtemps dissuadé de devenir musicien, mais la détermination de Giovanni était trop forte: « J’ai toujours voulu être pianiste, j’ai exercé pléthore d’autres professions… Assureur, représentant de trousseaux de mariage, serveur, représentant international, interprète, veilleur de nuit, gérant, et j’en passe. J’ai aussi fait beaucoup d’autres musiques que la mienne, en accompagnant de la chanson, en enregistrant pour toutes sortes de disques, du zouk à la techno. »

En 1992, il décide de quitter son Italie natale pour s’installer à Paris. Il rencontre Aldo Ciccolini qui sera son professeur pendant près de trois ans. Il croise à Paris d’autres jazzmen italiens expatriés en France, comme le saxophoniste Stefano Di Battista ou les trompettistes Paolo Fresu et Flavio Boltro. Il remporte en 1996 le prix du meilleur soliste au tremplin Jazz Festival d’Avignon et enregistre cette même année son premier album intitulé « En bonne et due forme » aux côtés du trompettiste Flavio Boltro et du contrebassiste Pierre-Stéphane Michel. Il sort un nouveau disque en 1998 « Architectures » en compagnie du batteur Louis Moutin et du contrebassiste Daniele Mencarelli, un album très apprécié par la critique. Depuis Giovanni Mirabassi enchaîne les succès, sur son avant-dernier album « Out of Track » le pianiste nous offre une très belle reprise du « chant des partisans », hymne de la résistance française durant l’occupation. Sur ce même album on peut aussi apprécier sa version en trio du standard « Impressions » de John Coltrane.

[Giovanni Mirabassi] choisit de rester au plus près de la mélodie initiale, qui dicte les accords, impose d’elle-même sa logique rythmique, sa propre danse intérieure. Mirabassi ne craint pas de mettre en jeu toute sa sensibilité lyrique « à l’italienne », ni de développer un sens déjà très personnel de la dramaturgie mélodique et de la mise en scène rythmique » Pascal Anquetil dans le magazine Jazzman à l’occasion de la sortie de l’album « Architectures ».

Un pianiste qui vaut vraiment le déplacement.

Gagnez 10×2 places pour la Soirée du vendredi au Cab : Veux-tu être la prochaine égérie ? le vendredi 8 avril 2011
Le village des ombres disponible en dvd dès le 5 avril
Neil Saidi

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *