Musique

Jacob Banks en concert à Paris:  époustouflant, comme à son habitude

Jacob Banks en concert à Paris: époustouflant, comme à son habitude

16 octobre 2017 | PAR Donia Ismail

On vous en a beaucoup parlé chez TouteLaCulture: Jacob Banks est l’une des révélations Soul, c’est certain. Le jeune prodige britannique était de retour en France, cette fois-ci pour un concert. Accompagné d’une première partie d’une rare justesse, Joy Crookes, il a su enchanter le public en un claquement de doigts. Retour sur une soirée merveilleuse teintée de nostalgie.

Après des allers et retours entre le Royaume-Uni et la France pour sa promo, Jacob Banks a —ENFIN— posé ses valises le temps d’une journée dans notre capitale pour un concert en petit comité près de la Gare de Lyon. Dans le cadre de sa tournée mondiale, Into the Wild, le chanteur soul à la voix puissante nous a fait voyager et même rêver.

20h00, au Pop Up du Label dans le 12 ème arrondissement. Il y a foule près du bar parisien. Tous sont venus découvrir l’un des jeunes talents britanniques, Jacob Banks. Une salle intimiste, où une centaine de personnes peuvent s’entasser, mais une salle qui a du caractère. C’est vrai que l’on se sent proche de l’artiste, physiquement et mentalement.

Les minutes avancent, et l’impatience se fait sentir — surement motivée par le fait qu’il faisait horriblement chaud. Une jeune femme apparait sur un coin de la scène: Joy Crookes. Du haut de ses 19 ans, la chanteuse britannique ouvre le concert, chauffe les troupes avant l’arrivée de l’artiste de la soirée. Et c’est vrai qu’on est rapidement sciés. Sciés par la technicité que renferme sa douce voix éreintée. Sciés par sa présence scénique, son art, ses chansons. Elle enchaîne ballades amoureuses, guitare voix, presque clichées, R&B revisité qui en un rien de temps entraine dans sa folie l’ensemble du public, et chanson au fort message qui semble adressé directement à Donald Trump. Bad Feeling, Power, Don’t Let Me Down ou encore Sinatra, elle envoute l’ensemble de la salle par sa seule voix. Elle a quelque chose dans sa voix qui nous laisse à terre. Elle devient en un rien de temps l’une des meilleures premières parties que nous ayons vues.

Deuxième mouvement

21h30, et il arrive —ENFIN—. S’entasse sur la petite scène du Pop Up du Label, batterie, basses, piano et voix. Coiffé de son bonnet légendaire, le Birmingham boy s’impose sur la scène. La musique part, il entre dans une bulle et, dès la première note, conquiert tous les coeurs. Sa voix puissante venue de temps antérieurs fait l’effet d’un choc à la première écoute. On est surpris par tant de puissance. Il enchaine les chansons de son dernier EP, The Boy Who Cried Freedom, mais aussi les OGs des premiers EPs, The Paradox et The Monologue. Ainsi s’enchainent, Piece of Mind, Unknown (To You), Mercy, Unholy War, Silver Lightening… Il ne s’arrête pas là, et nous propose même des nouvelles chansons, que l’on espère retrouver dans un prochain album. Ainsi il interprète Pilot et Loving Enough, et encore un fois, le public est sous le charme.
Chaque nouveau morceau fait l’effet d’une bombe: on est scotchés, impressionnés. Lui, est ailleurs, focus sur ce qu’il fait. Aucune fausse note. Sa recette magique marche complètement sur le public parisien: de la Soul comme on les aime, teintée de modernité, de R&B. De quoi faire vibrer toutes les tranches d’âges. Jacob Banks chante, mais il vanne aussi. Une bonne ambiance s’installe au Pop Up du Label, de quoi rendre la soirée d’autant plus magique.

Si vous ne connaissez pas encore Jacob Banks, faites en sorte que cela change! Si vous n’avez pas pu le voir en concert ce 14 octobre, pas de quoi s’inquiéter: il revient le 15 décembre, cette fois-ci au Badaboum avec en première partie Joy Crookes. Un concert qui s’annonce dément!

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Donia Ismail

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