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Interview: Les Hushpuppies, du rock, encore du rock !

Interview: Les Hushpuppies, du rock, encore du rock !

13 septembre 2011 | PAR Moriane Morellec

En pleine tournée nationale, les Hushpuppies ont accepté une rencontre avec Toutelaculture.com. Olivier Jourdan, le chanteur du groupe et Franck Pompidour, le batteur, abordent avec un naturel et un humour désarment leur parcours et leur passion première: le rock.

Qui sont les Hushpuppies ?

Les Hushpuppies c’est cinq amis, cinq compagnons de lycée, deux frères, (ndlr. Olivier Jourdan au chant, son frère Wilfried au clavier, Cyrille Sudraud à la guitare, Marc Zory-Casali à la basse et Franck Pompidour à la batterie). C’est un groupe qui existe maintenant depuis 2005, basé sur Paris.  Ils en sont à leur troisième album. Et ils sont très sympas. (Rires) Plus sérieusement, le premier album est sorti en 2005, on s’en sert de repère pour le début de notre vie professionnelle. A l’époque cela faisait déjà 2-3 ans que l’on jouait sous le nom des Hushpuppies, pendant nos années lycée à Perpignan.

D’où vient ce nom, « Hushpuppies » ?

On cherchait un nom qui plaise à tout le monde. Il y avait pas mal de titres qui fusaient mais le seul autour duquel on s’est vraiment arrêtés c’est Hushpuppies. On trouvait que ça sonnait bien. Au final on a fait des recherches pour en connaître la signification et elle nous plaisait bien aussi. « Hushpuppies » ce sont des boulettes de maïs empoisonnées aux somnifères puis données aux chiens par les passeurs d’esclaves.

Quelles sont vos inspirations ?

Tout le rock anglo-saxon. Au début c’était surtout le rock 60s, maintenant c’est plutôt le rock au sens très large. A chaque époque son style. On a eu notre période de Blur/Oasis ou de Britpop mais on aime la musique donc on en écoute un maximum. C’est très dur de citer un groupe en particulier. Ce qui nous a réunis au début c’est un amour du garage anglais et on se retrouve encore aujourd’hui essentiellement sur une musique anglo-saxone.

C’est un choix délibéré de chanter et  composer en anglais ?

Oui. Nos influences viennent de là, donc on essaie d’imiter les groupes qu’on aime – qui s’expriment en anglais. La langue française et la culture de la musique en France c’est de la variété, des poèmes. Les paroles ont une importance en français alors qu’en anglais c’est la musique qui prime. La différence est à la place donnée au texte dans les chansons. Et puis il y a la moussaka. Quand tu fais une moussaka il faut utiliser des aubergines et non des poivrons. C’est pareil pour le rock. On est comme tous ces groupes de rock français qui chantent en anglais en fait, sauf qu’on a la moussaka en plus.

D’où vient cette étiquette de « mods »?

Quand on était jeunes tout nous apparentait aux « mods » – coiffures travaillées, scooters bling-bling. C’était aussi une période d’adolescence où l’on se cherchait et un mouvement 60s qui nous correspondait. Aujourd’hui, on n’a plus rien de « mods » dans la musique ni dans nos styles, et on n’a aucune envie de se rattacher à ce mouvement-là. On veut juste faire de la musique, faire ce qu’il nous plaît. On ne veut pas être catalogués que ‘garage’ ou que ‘mods’, même si on affectionne tout ce qui est vintage.

Comment s’organise la composition chez les Hushpuppies ?

On fait des « boeuf », on joue ensemble dans un local, on s’enferme et on essaie de s’amuser avec ça. De temps en temps, il en sort une bonne mélodie qu’on va garder et broder. C’est un travail de groupe, il n’y a jamais quelqu’un qui arrive avec un truc tout fait, on n’a pas de « leader/song-writer » dans le groupe. Le processus de création est beaucoup plus long, mais devient beaucoup plus intéressant dès que les fondations d’une chanson sont trouvées.

Présentez-nous votre dernier album, The Bipolar Drift?

On a toujours du mal à définir notre son, on manque de recul. Par rapport au premier album, il est plus travaillé, moins direct, moins « live ». Il comporte beaucoup plus d’arrangements. Cet album est notre premier « vrai » album studio. Dans les premiers, on devait trouver un son, une identité, retranscrire l’énergie live dans un album. Là ce sont des nouveaux enregistrements, des nouveaux arrangements, des nouveaux instruments, on a un peu expérimenté. Au moment de partir en studio on a aussi pris un réalisateur qui nous aiguillait sur le chemin à prendre. On s’est laissé prendre par le jeu de confier notre musique à quelqu’un.

Et les Hushpuppies en trois mots ?

« Moustache » tout d’abord, parce que c’est celle de notre nouveau bassiste Marc. « Ricard » parce que ça représente l’apéro et l’esprit du groupe, on fait de la musique avant tout pour se retrouver ensemble. Et finalement « Kubb », c’est un jeu suédois qu’Olivier essaie d’imposer au groupe, et c’est un mot qui sonne bien. « Kubb » avec la « moustache » et un « Ricard », ça c’est les Hushpuppies.

Les Hushpuppies seront le samedi 8 octobre 2011 en concert dans le cadre du Festi’Val de Marne et leur troisième album The Bipolar Drift est dans les bacs.

Visuels: Moriane Morellec

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Moriane Morellec

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