Musique

Frangélik, un jazz nomade aux accents slam

01 septembre 2010 | PAR Amelie Blaustein Niddam

Frangélik ce sont la réunion 30 ans après de Franck et Angélique, deux copains de classe rencontrés au Maroc.  Retrouvailles, ensemble, ils composent, écrivent, chantent et se font accompagner de talentueux musiciens Ahmed Aït Naceur aux percussions et Christophe Ricard  à la basse et contrebasse. Leur univers navigue entre les deux rives de la méditerranée . Ils ont posé leur barque  aux Déchargeurs jusqu’au 14 décembre.

La force de Frangélik réside dans l’alliance des qualités vocales d’Angélique Condiminas associée à des musiciens sachant passer du jazz au slam, du hip hop à la musique orientale. La base , solide, est jazz classique, surtout quand Christophe Ricard gratte de la contrebasse et Ahmed Aït Naceur , compagnon de route de Didier Lockwood effleure la batterie.

Les textes naviguent entre légèreté ( quand j’serais un mec), choses nostalgiques ( quand ma maman sera petite) et moments denses ( Mauvaise page d’histoire).  Ce savant mélange évite tout écueil: plomber la soirée par un manifeste politique trop long ou  lasser par trop de futilité.

Ce juste équilibre est au service de mélodies agréables  appuyées par  des textes ciselés et une recherche du son juste, en témoigne le ballet des guitares de Franck Schluk et l’apparition d’instruments originaux, comme un daf ou un œuf à la musicalité brésilienne. Mais l’on s’éloigne un peu trop loin.

Restons à Paris pour venir écouter un concert et regarder un spectacle mis en scène par la compagnie Baba Yaga. C’est dire que Frangélik a le souci de la mise en espace.

Les lundis et mardis jusqu’au 14 décembre , THEATRE LES DECHARGEURS, 3 rue des Déchargeurs, 75001 Paris , Métro : Chatelet, 22 €, 10€, 0892701228, durée 1h45.

Crédit photographique : Thierry Chantegret

Soirée du 4 septembre à la Machine du Moulin Rouge
Interview de Thomas Vinterberg, réalisateur de Festen et de Submarino
Amelie Blaustein Niddam
C'est après avoir étudié le management interculturel à Sciences-Po Aix-en-Provence, et obtenu le titre de Docteur en Histoire, qu'Amélie s'est engagée au service du spectacle vivant contemporain d'abord comme chargée de diffusion puis aujourd'hui comme journaliste ( carte de presse 116715) et rédactrice en chef adjointe auprès de Toute La Culture. Son terrain de jeu est centré sur le théâtre, la danse et la performance. [email protected]

One thought on “Frangélik, un jazz nomade aux accents slam”

Commentaire(s)

    Publier un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée.

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *