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Live Report – Caen, épicentre des cultures numériques pour le Nordik Impakt

Live Report – Caen, épicentre des cultures numériques pour le Nordik Impakt

25 octobre 2016 | PAR Enora Le Goff

La programmation très alléchante de cette 18è édition a attiré 24 000 festivaliers tout au long de la semaine à Caen. Cette année encore, le mot d’ordre était « techno », berlinoise surtout. La programmation pointue et prestigieuse a offert des nuits blanches à la Basse-Normandie.

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Malgré une scénographie relativement pauvre, les organisateurs ont fait le choix de mettre l’accent sur la programmation des artistes. Tout d’abord, cela a rendu possible des prix abordables pour les festivaliers, tout en offrant des soirées et des concerts d’une qualité remarquable.
L’organisation très efficace a permis d’éviter les multiples files d’attente qu’il est courant de retrouver dans ce genre de festival, aux entrées comme aux bars – ou les pintes ne dépassent pas les 6 euros. D’autant que les bracelets cashless (puces électroniques contenants de l’argent placé en amont via le site), simplifient les achats sur le site.
Les grands hangars du Parc des Expositions de Caen, situés à proximité immédiate du centre-ville, offrent des espaces de fêtes et de danse immenses. La scène principale, Hall of Fame est électroniquement éclectique, avec entre autre le français Mr. Oizo, un hyperactif de la scène électro de l’hexagone qui a endiablé les deux dernières heures du vendredi soir.

La scène Hall of Death propose, quant à elle, des concerts davantage hardcore et hardtech, nous séduisant moins, même si la programmation est de très bonne qualité dans ce registre (avec la présence d’Angerfist notamment).

Le samedi soir, une troisième scène s’ouvre afin d’accueillir les 15 000 festivaliers : le Wonder Hall propose une programmation quelque peu différente du Hall of Fame. Hormis le show démentiel de l’Allemande Ellen Allien, les résidents du Wonder Hall offrent une techno moins berlinoise, à l’instar de Louisahhh, chanteuse et productrice américaine, représentante incontournable de la nouvelle scène électro américaine.

La boite à rythmes de French79 apporte énergie et fraicheur à une techno subtile. Ses beats efficaces éclairent alors la scène décorée de gros octogones bleus suspendus. Au même moment, Boris Brejcha enflamme le Hall of Fame avec sa high-tech minimal, style qu’il a créé, combinaison heureuse d’électro et de techno minimale, ses morceaux sont vibrants de virtuosité et d’intensité. Enfin, Ben Klock clôture cette édition du Nordik Impakt, en occupant la scène principale jusqu’à 6h, avec une techno fine et hypnotique, exportée du Berghain berlinois.

L’édition 2016 du Nordik Impakt a invité en Normandie des références de la scène techno internationale, pour proposer des nuits de grande qualité qui ont autant attiré les amateurs et les habitués de ce type d’évènement que les néophytes.

Visuels (c) : affiche du Nordik Impakt

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Enora Le Goff

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