Electro
L’agenda des festivals et soirées de décembre

L’agenda des festivals et soirées de décembre

27 novembre 2019 | PAR Rodolphe Pete

Voici une sélection subjective, forcément incomplète mais fondée sur des coups de cœur, de soirées à Paris et en régions pour un début d’hiver forcément électro !

Rodolphe Peté

Coups de coeur 

Du mercredi 4 au dimanche 8 décembre, les Transmusicales, Rennes

41e édition, 87 artistes de 50 pays : le parc des expositions et le centre-ville ne manqueront pas de découvertes en off et de têtes d’affiche pour l’un des plus rendez-vous musicaux majeurs de l’Hexagone, où les plus grands noms ont foulé la scène. Immanquable, malgré le froid humide breton… Avec notamment Acid Arab (live), Djeddjotronic, Maverick Sabre, Etienne Daho, Mezerg, Marc Rebillet, Lous and The Yakuza, Alyona Alyona, Claude Fontaine, Megative…
Pratique : www.lestrans.com

Vendredi 6 décembre, Kompromat, la Carène, Brest

Le premier album, très réussi du duo Julia Lanoë-Pascal Arbez, plus connus sous leurs alias respectifs (Vitalic/Dima pour l’un, Sexy Sushi/Mansfield Tya/Rebeka Warrior pour l’autre) prend une dimension sur scène, à travers une longue tournée qui permet de mesurer la puissance des paroles et des notes d’une des meilleurs surprises de l’année. Leur prestation live, entre voix et machines, est un condensé d’énergie brutale et vivifiante. Avec aussi UVB 76 et Horzh
Pratique : 18,50 à 23,50 euros. A partir de 21 h, port de commerce, 30 rue Jean-Marie Le Bris.

Vendredi 6 décembre, les Eclatantes, Cité des sciences et de l’industrie, Paris

Première édition, avec Etienne de Crécy, Yuksek, Boston Bun et Macadam Crocodile. L’endroit n’est pas fait pour le dancefloor. Raison de plus pour s’inviter dans un des lieux emblématiques de la capitale, non loin de lieux plus musicaux (Trabendo, grande halle de la Vilette, A la Folie, Zénith), en dégustant un line-up à la hauteur. Le duo Macadam Crocodile est notamment un grand moment de live, surtout s’il joue “From The Dark Night”.
Pratique : 20 à 20 euros, à partir de 20 h, 30 avenue Corentin-Cariou, Paris XIX.

Vendredi 6 décembre, A la Folie fête ses 4 ans, Paris

Pour son anniversaire, ce lieu chaleureux de la Villette, où on mange, boit et danse, de jour comme de nuit, n’a pas fait les choses à moitié. Il devrait afficher comble avec la venue de Laurent Garnier. Même s’il était présent à Paris il y a quelques semaines (pour la Mess dominicale de Dehors Brut), il est impossible, pour tout amateur de musiques électroniques, de rater un passage de ce pionnier toujours au sommet. Avec aussi La Culottée et Myako.
Pratique : 20,50 euros. A partir de 22 h, 26 avenue Corentin Cariou, Paris XIX.

Samedi 7 décembre, Paradox 5 ans, palais de la Bourse, Marseille

Le lieu, à deux pas du Vieux-Port, est extraordinaire. Tel un musée, ces vastes volumes en font un des joyaux architecturaux de la cité phocéenne. Et dans ce palais, rien de tel qu’une reine pour fêter comme il se doit un quinquennat de fêtes. Les amateurs de techno, des années 90 à aujourd’hui, seront donc heureux de danser aux sons de la patronne du label B Pitch, Ellen Allien en personne. Avec aussi Jeroen Search, et A.L.E.
Pratique : prévente à 16 euros, à partir de 22 h, la Canebière numéro 9.

Jeudi 12 décembre, French Waves, Rex club, Paris

Après la projection du film “French Waves”, réalisé par Julian Starke, une légende sera aux platines en la personne de Juan Atkins, l’une des trois fondateurs de la techno avec ses compères Derrick May et Kevin Saunderson. Monsieur Model 500 sera accompagné notamment d’Hubert Boombass, moitié du duo Cassius qui, malgré la perte de son ami Philippe Zdar en juin, poursuit leur projet commun avec pudeur et beaucoup d’émotions, comme lors de la Technoparade en septembre.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II. Film à 20 h 30 au Grand Rex (6,70 euros), soirée dès 23 h (13,70 euros). Billet commun en prévente à 19,70 euros.

Du vendredi 13 au dimanche 15 décembre, I Love Techno, Montpellier

Malgré une annulation et quelques soucis d’images à la suite, le grand rendez-vous du Sud-Est dédié principalement à la techno reste solidement ancré en fin d’année, avec une affiche grand public qui n’occulte pas des talents moins convenus. Pour garder de l’énergie durant ces trois jours forts en BPM, du béfore à l’after, il s’agira d bien doser ses efforts ! Avec notamment Adam Beyer, Agoria, Amélie Lens, Rodhad, Thylacine live, Madben, Claude Monnet.
Pratique : www.ilovetechnoeurope.com

Samedi 14 décembre, Spiral Tribe, la Laiterie, Strasbourg

Avec Crystal Distorsion, 69DB, Ixindamix, Jeff 23 et Mickey Meltdown. Scène locale (Torn, Noxico, Uniform, Serge Neos, Norbert To & Danielson). Bienvenue dans les années 90, celle des des pionniers, des travellers, de la rave dans sa totale liberté, son illégalité, celle des courses-poursuites avec la police en Angleterre. Toute la bande des Spiral Tribe, tribu emblématique et sans concession, a ensuite traversé la Manche pour continuer à porter la bonne parole. 25 ans après, ils ont gardé la même foi et une fougue inégalée.
Pratique : à partir de 23 h, 13 rue du Hohwald.

Samedi 19 décembre, la Mère Noël est un amour, le Rosa Bonheur, Paris

Ecouter de la bonne musique dans un lieu sympathique tout en réalisant une action caritative, c’est l’opération annuelle de la guinguette des Buttes-Chamont, où Zouzou et son équipe savent recevoir comme il faut. Nul doute que le Père Noël soit de la party pour récolter des fonds qui feront des heureux. Avec Numa, DJ Deep, Folamour, Pedro Winter, Miley Serious et Melle Caro.
Pratique : participation de 15 euros. A partir de 18 h, 2 allée de la Cascade, Paris XIX.

Soirées

Vendredi 6 décembre, Joris Voorn Album Tour, Rex club, Paris

Malgré son air encore juvénile, le Hollandais a déjà une longue carrière derrière lui depuis les années 90, avec notamment la fondation des labels Green et Rejected Music. Avec un son fédérateur, Joris Voorn s’est éloigné des innovations de ses débuts, à l’instar par exemple d’un Paul Kalbrenner. De quoi lui attirer un nouveau public, comme avec son hit accrocheur “Ringo”. Comme son ami Charles Siegling (Technasia), avec qui il a collaboré sur Sino. Avec aussi Marwan Sabb.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II. A partir de minuit, 15 à 20 euros.

Vendredi 6 décembre, Cinthie et Marina Trench, I Boat, Bordeaux

D’un côté Berlin, de l’autre Paris. Deux femmes, deux générations. L’Allemande a déjà un solide parcours depuis le milieu des années 90, avec notamment son label Beste Modus et sa résidence au célèbre Watergate. La Parisienne, elle, enchaîne depuis quelque temps les événements, bénéficiant d’un parrain expérimenté en la personne de DJ Deep. Ses premières productions ont en outre eu la reconnaissance d’un maître incontesté, Kerri Chandler, auteur d’un superbe remix.
Pratique : à partir de minuit, quai Armand Lalande, bassin à flot n°1. Prévente : 9,50 euros.

Vendredi 6 décembre, Astropolis, Dehors Brut, Paris

La célèbre rave bretonne prend ses quartiers d’hiver dans la capitale pour une nuit techno très prometteuse, avec ses résidents Manu le Malin, Madben et Mod3rn, ainsi que Blutch et Cuften. Depuis un quart de siècle, le Finistère accueille un festival connu aussi bien pour sa programmation pointue et ouverte, comme son état d’esprit convivial et fidèle aux valeurs de la rave. Pour celles et ceux qui n’ont jamais fait le déplacement jusqu’au pays de Brest, il faut absolument tenter le voyage.
Pratique : à partir de 23 h 50,15 euros, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII.

Samedi 7 décembre, James Ruskin, l’Ostra club, Nancy

Dans la série des producteurs exceptionnels des années 90 toujours en activité, comment ne pas penser à James Ruskin, auteur notamment d’un superbe album sur le label Trésor et auteur du titre mythique “Detached”. A 47 ans, le Britannique demeure une valeur sûre de circuit et continue de produire une tehno solide. Le boss du label Blueprint assure d’ailleurs autant derrière les platines que les machines. Immanquable ! Avec aussi Setoac Mass, Imecka et David Lee.
Pratique : 15 euros, à partir de minuit, 34 boulevard d’Austrasie.

Samedi 7 décembre, The Hacker le Bikini, Ramonville-Saint-Agne (31)

Même sans sa complice Caroline Hervé (Kittin), le Grenoblois Michel Amato mérite le détour, que ce soit en live ou en dj set. Ayant commencé par le hardcore, l’Isérois est ensuite devenu le fer de lance d’une scène électro et techno puisant aux meilleures sources, tout en apportant une touche personnelle qui n’a jamais faibli. Auteur de quelques titres cultes comme “Fadin Away” ou “Flesh and Bone”, sa longévité créative fait plaisir à voir. Avec aussi Louisahhh et Drama.
Pratique : à partir de minuit, de 16,20 à 18 euros. Rue Hermès.

Samedi 7 décembre, Mona, la Bellevilloise, Paris

Avec Cinthie, Laroye, Nick V, André, Baz et Boy Thieu. Petit endroit pour grande house avec cette belle affiche offrant une vétéran Nick V l’occasion d’accueillir notamment l’Allemande Cinthie. Moins connu, mais très intéressant avec ses sons percussifs, Thomas Arroyo, alias Laroye, mérite lui aussi le déplacement. En quelques disques, il saura mettre l’ambiance nécessaire à une nuit très “afro house”.
Pratique : à partir de 22 h, 21 rue Boyer, Paris XX, 11 euros en prévente.

Samedi 7 décembre, Patrice Baümel all night long, Rex club, Paris

Producteur allemand passionnant et très inspiré, l’auteur des merveilles que sont par exemple “Serpent” et “In This World” n’a pas forcément la reconnaissance public d’un Maceo Plex, très à la mode depuis son tube “Solar Detroit”. C’est d’autant plus dommage que les mélodies de Patrice Baümel touchent à coup sûr le coeur et les oreilles des amateurs de sons deep et progressif. A découvrir pour celles et ceux qui auraient manqué ses passages précédents à Paris.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II. A partir de minuit, 15 à 20 euros.

Vendredi 13 décembre, Mr Oizo, Warehouse, Nantes

Attention, turbines en vue ! Avec Quentin Dupieux, musicien et cinéaste, les prestations sur scène font toujours de l’effet. La tendance est parfois aux effets saturés qui mettent le public en transe (impossible de ne pas bouger sur son classique “Vous êtes des animaux”), mais la prestation du créatif aux idées les plus farfelus a juste une idée en tête : faire remuer le dancefloor par tous les moyens ! Avec aussi H.Mess et Quentin Schneider.
Pratique : www.warehouse-nantes.fr

Vendredi 13 décembre, Drumcode, Warehouse, Nantes

Avec Adam Beyer, Enrico Sangiuliano, Timmo et Quentin Schneider. Le label du Suédois sera dignement représenté pour faire (re)découvrir toute l’importance des productions initiées depuis les années 90. On a parfois reproché à Adam Beyer d’avoir changé dans ses sets. Moins techno, plus consensuel. Une chose est sûre : Drumcode demeure une boîte à idées et à sons exceptionnelle, même s’il n’est pas toujours évident de se renouveler.
Pratique : www.warehouse-nantes.fr

Vendredi 13 décembre, Chloé présente Lumière Noire, la Machine du Moulin Rouge, Paris

Pantha du Prince (live) : derrière ce curieux nom se cache le producteur allemand Hendrik Weber, amateur d’expériences sonores originales, notamment en lien avec la nature, qui marquent chaque spectateur assistant à ses lives, où la musique prend une dimension quasi spirituelle. En choisissant une voie de traverse, le Berlinois sait toucher juste sans calcul de pose ou de mode. Avec aussi Krystal Klear, Inigo Vontier (live), Jacques Bon et Local Suicide.
Pratique : à partir de minuit, de 12 à 18 euros. 90, boulevard de Clichy, Paris XVIII.

Vendredi 13 décembre, A la Folie fête ses 4 ans, Paris

Après avoir reçu la semaine précédente Laurent Garnier, un nouveau temps fort frappe pour l’anniversaire du lieu. Une légende de la house, pas moins, en la personne de Lil Louis, dont le classique “French Kiss” résonne depuis trois décennies dans toutes les bonnes soirées. Mais le producteur et dj américain ne se réduit pas à cet hymne indémodable. Malgré parfois un côté diva, il demeure une valeur sûre, surprenante et passionnante aux platines. Avec aussi Molly, Amina et Babybear.
Pratique : 15,50 euros. A partir de 22 h, 26 avenue Corentin Cariou, Paris XIX.

Samedi 14 décembre, I Love Techno, after, Dieze Warehouse, Montpellier

Il y a pire comme line-up, pour tout amateur de techno qui se respecte, et qui ne sera pas trop fatigué par le marathon d’I Love Techno. Mieux vaut en effet garder un peu d’énergie afin de ne pas manquer, notamment, le passage du vétéran belge des années 90, Marco Bailey, auteur de quelques belles galettes, entre autres sur le label Primate. Avec aussi Shlomo (live), Charles Fenckler vs Axel Picodot, Julia Govor et Ruhbarb.
Pratique : 12 euros en prévente, à partir de minuit, 188 avenue Marché Gare.

Samedi 14 décembre, Let’s Dance 7, Theo Parrish, la Belle électrique, Grenoble

Comment ne pas céder à un all night long d’une des légendes de la house américaine ? Fondateur du label Sound Signature, auteur de quelques perles intemporelles comme “What You Gonna Ask For” ou “This Is For You”, Theo Parrish est trop rare en France pour ne pas sauter sur l’occasion. Le quadragénaire n’a pas son pareil pour faire chavirer un dancefloor avec quelques rythmes dont il a le secret.
Pratique : 16 à 19 euros. 12, esplanade Andry-Farcy, à partir de minuit.

Samedi 14 décembre, Paula Temple, T 7, Paris

Les murs vont trembler au rythme d’une implacable techno grâce à la Britannique connu pour ses sets volcaniques et son engagement pour la cause des femmes. En plus de son talent de productrice, Paula Temple sait parfaitement communier au dancefloor sa passion des basses et des puissantes montées. L’ambiance rave sera ainsi à l’honneur, dans un lieu traditionnel plus club. Avec aussi Tommy Four Seven, Sentimental Rave et Giant Swan.
Pratique : à partir de 22 h 30, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV. 15 à 30 euros.

Vendredi 20 décembre, Cloakroom invite Perc, Magazine club, Lille

Quand un producteur choisit comme alias le dimunitif du mot percussions, on peut s’attendre à tout ! Fer d’une lance de la scène techno industrielle anglaise, le patron du label Perc Trax est un producteur qui compte aujourd’hui mais qui ne se réduit pas à l’image d’un rouleau compresseur. A l’instar de son titre “My head is Slowly Exploding”, facette plus surprenante que ses sorties ultra vitaminées et efficaces comme “Tension”. Avec aussi VTSS, David Asko et Fred B Side.
Pratique : à partir de minuit, 84 rue de Trévise. 13 à 18 euros.

Vendredi 20 décembre, Name festival, Marcel Dettmann, Rex club, Paris

En solo ou en duo avec son complice des platines Ben Klock, le résident du Berghain est une pointure incomparable pour des sets techno (même s’il est capable de jouer d’autres styles) qui peuvent durer toute la nuit. Le grand blond sait parfaitement doser ses effets pour emmener le dancefloor dans un univers riche, qui évite le côté autoroutier ou sombre. Jamais trop rapide mais ultra efficace. Un des meilleurs djs actuels du circuit. Avec aussi APM001 et Iasuke.
Pratique : 5, boulevard Poissonnière, Paris II. A partir de minuit, 20 à 25 euros.

Samedi 21 décembre, Circle of Live, Dehors Brut, Paris

Même seulement représenté par sa moitié, le duo allemand Ame mérite largement le déplacement, d’autant que désormais, l’endroit bénéficie de quelques aménagements hivernaux et d’un effort sur le son. Frank Wiedemann, voilà une perspective de deep house particulièrement vibrante, tellement avec son compère Kristian Beyer, il a marqué d’une solide empreinte les scènes du monde entier depuis le début des années 2000, à travers notamment leur label Innervisions. Avec aussi Laurence Guy, Matt Karmil et Sebastian Mullaert.
Pratique : à partir de minuit, 15 euros, 20-22 boulevard Poniatowski, Paris XII.

Samedi 21 décembre, Encore, Amélie Lens, le Transbordeur, Villeurbanne

Un peu avant Charlotte de Witte, la jeune Belge au physique de mannequin s’est faite remarquer par une remarquable sélection aux platines et a depuis pris un bel envol, parcourant le monde entier, à l’affiche des plus grands festivals et clubs. Cette soudaine et massive exposition peut interroger, quand d’autres stagnent pendant des années, mais Amélie Lens a largement prouvé qu’elle n’usurpait pas sa place sur le podium techno. Avec aussi Farago et Milo Spykers.
Pratique : à partir de 23 h 30, 3 boulevard de la Bataille de Stalingrad. 27 euros.

Samedi 21 décembre, RAV9N présente Trevor Rockcliffe, l’Ostra club, Nancy

Qui n’a pas été bercé par le classique “Visions of You” (avec la voix de Blake Baxter)? Ce titre, déjà ancien de Trevor Rockliffe, n’est qu’un exemple d’inspiration d’un producteur et dj qui a notamment composé une autre balle des dancefloors, “A sound Called House”. Sans parler de “It’s just A Party” et diverses autres perles, comme “Take a Chance”… A ne rater sous aucun prétexte. Avec aussi David Lee et Nero Lione.
Pratique : 12 euros, à partir de minuit, 34 boulevard d’Austrasie.

Samedi 21 décembre, ONE, Chris Liebing, Cabaret Aléatoire, Marseille

Dans la série des producteurs techno légendaires des années 90, avec notamment son label CLR et son indéfectible sourire aux platines, l’Allemand Chris Liebing se pose en incontournable jalon. En productions originales, comme en remixes et aux platines, l’homme transformait en or tout ce qu’il touchait. S’il a baissé le rythme comme ses collègues de l’époque (Adam Beyer et Marco Bailey par exemple), il n’a jamais renoncé aux bases d’une techno solide, carrée et puissante. Avec aussi Jack Ollins.
Pratique : à partir de 23 h, 16 à 22 euros. 41, rue Jobin, Marseille III.

Samedi 28 décembre, Detroit Love, T 7, Paris

Avec Carl Craig et Derick May. Mais quelle affiche ! Oui, les tarifs sont élevés, comme à chaque fois dans cet endroit. Mais il ne faut absolument pas rater le duo du maître et de l’élève pourrait-on dire, celui en tout cas de deux générations de producteurs made in Detroit, dont l’un a arrêté depuis longtemps de créer (mais pas de jouer aux platines) et l’autre continue à la fois les machines et les dj sets. Une belle complémentarité, Derrick May étant davantage expressif et surprenant face au dancefloor, tandis que Carl Craig cache ses fulgurances derrière un air impassible.
Pratique : à partir de 22 h 30, place des Insurgés de Varsovie, Paris XV. 15 à 30 euros.

Samedi 28 décembre, Souldancer, Terrence Parker, la Java, Paris

Il y a quelques mois, l’Américain a été la cible de critiques après quelques annulations de soirées où visiblement les excuses n’étaient pas à la hauteur. Du coup, le dj et producteur a fait amende honorable et devrait se montrer plus sérieux à l’avenir. Ce serait en effet dommage que ce virtuose, excellent scratcheur et performer, se mette à dos un public friand de ses sets house riches en surprises et d’un niveau difficilement imitable. Avec aussi Solea.
Pratique : à partir de minuit, 105 rue du Faubourg du Temple. 9 euros en prévente.

Samedi 28 décembre, Etienne de Crécy dj set, le Bikini, Ramonville-Saint-Agne (31)

L’homme de la trilogie “Superdiscount”, moitié du célèbre duo “Motorbass”, célèbre tête pensante de la French Touch qui a facilement traversé les modes et conquis plusieurs générations, tourne sans discontinuer en live et dj set, pour le plus grand bonheur de ses fans. Des années 90 à aujourd’hui. House, techno ou électro, Etienne de Crécy aime tout et sait tout faire. Modestement et avec un discret brio. Avec aussi Sophonic et Drama.
Pratique : à partir de 23 h, de 18,50 à 22 euros. Rue Hermès.

(Photos : Rodolphe Peté)

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