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Exil Factory : Les pointures de la techno assurent – Report

Exil Factory : Les pointures de la techno assurent – Report

20 novembre 2018 | PAR Hugo Saadi

Le collectif Exil n’en est plus à ses débuts et continue de proposer des événements de qualité sur la scène techno parisienne. Samedi dernier, malgré un changement de lieu de dernière minute, s’est tenue la Exil Factory qui a fait la part belle à une techno pure et dure.

46417766_492855294456455_5672801123908452352_oLes changements de lieu pour les événements électro deviennent monnaie courant à Paris et dans sa banlieue. Même si bien souvent les organisateurs entretiennent une course contre la montre pour obtenir une warehouse inédite et des autorisations pour teuffer jusqu’au petit matin, il arrive très souvent que tout ne se goupille pas comme il faut et le lieu d’origine passe à la trappe. Ce fut encore le cas samedi dernier pour la soirée Exil Factory, qui devait se tenir dans un hangar inexploité en banlieue parisienne. Finalement, c’est dans un spot plus petit et souvent plébiscité par des organisateurs electro que la team d’Exil a rattrapé le coup. Et d’une belle manière.

SI l’on n’avait pas autant d’espace que dans une warehouse, le lieu, sorte d’ancien préau, assez intimiste a donné un goût particulier à la soirée, la rendant à taille humaine. Un intérieur assez bondé, mais un extérieur qui proposait quelques bulles de respirations et d’air frais dans une soirée où les gros kicks de techno se sont enchainés pendant 12h. Et autant dire que côté musique, le line up faisait saliver. À notre arrivée, c’était le néerlandais Keith Carnal aux manettes. Considéré comme l’un des piliers de la techno, il n’a pas déçu et a toujours su proposer son savant dosage entre BPM élevés, grosses basses et des touches mélodieuses. S’en est suivi un live à 8 mains assez impressionnant. Le trio Mod3rn composé de Electric Rescue, Maxime Dangles et Kmyle a vu les choses en encore plus grand, puisqu’ils ont ajouté Moteka pour accoucher sur du projet Mod4rn. Avec toujours un lourd arsenal technique, les 4 artistes ont pendant 2h délivré une techno expérimentale et enivrante. C’est ensuite Cleric qui a prit le relais, mais sans son compère Reflec avec lequel il forme le duo Works Units. Les kicks du britannique résonnaient encore jusqu’au petit matin dans une salle bien pleine. Le passage de témoin à Stranger allait marquer pour nous la fin de la nuit. Pour les autres, elle allait se poursuivre jusqu’à midi avec le closing du brutal Trym.

Un event qui a gardé le cap et tenu promesse grâce à une techno qui percute, qui dérange et qui ne laisse pas tranquille et évidemment grâce à un line up qui a su bien distiller une ambiance dark, mais pas trop, les petites perles mélodiques nous ramenaient sur terre. Le collectif d’Exil délaissera les spots plus originaux pour prendre possession du Rex Club le 23 décembre prochain avec une programmation qui fait très très envie. Au programme notamment : Len Faki et Roman Poncet.

Visuel © Exil

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Hugo Saadi

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