Musique

Concert de Horace Andy le 30 novembre à l’Elysée-Montmartre

22 novembre 2010 | PAR Jerome Gros

L’Elysée Montmartre nous fait l’honneur d’accueillir un grand chanteur jamaïcain, légende du reggae roots, mais qui a su évoluer en même temps que la musique, en la personne de Horace Andy, le 30 novembre 2010. Le géant du dub, Scientist, sera présent en première partie.

Né en 1951 à Kingston sous le nom de Horace Hinds, il est le cousin du célèbre chanteur de ska Justin Hinds. Néanmoins, pour se démarquer de celui-ci, il choisit le nom de Horace Andy sous la demande de Coxsone Dodd, producteur de Studio One, avec qui il travaille à partir de 1970. Andy est aussi une référence au célèbre chanteur Bob Andy, des Paragons, groupe de rocksteady formé en 1964 dont nombre de titres ont été repris depuis dans tous les styles, à l’image de « The Tide Is High », repris par Blondie.


Le succès se fait vite pour Horace Andy qui marque la Jamaïque entière avec des titres tels que « See a Man’s Face » en 1971 et « Fever » en 1972. Mais c’est le titre « Skylarking », en 1973, qui fut son plus grand succès et qui connut un très bon accueil du public. De 1970 à 1977, il multiplie les collaborations, notamment avec des producteurs tels que Robbie Shakespeare, Bunny Lee ou encore des artistes comme Winston Jarrett ou King Tubby. Les plus mémorables réussites sont des chansons comme « Just Say Who » ou encore « Children of Israel ».

En 1977, Horace Andy déménage aux Etats-Unis. Le tournant des années 80 avec la mort de Bob Marley et la montée du dancehall marquent une évolution dans le style du chanteur, comme l’illustre l’album Dancehall Style de 1982. En 1985, il déménage à Londres, et c’est là qu’il fera la connaissance, au début des années 90, du groupe de trip-hop Massive Attack.

Sa collaboration avec le groupe commence par la chanson « One Love ». Massive Attack contacte le chanteur pour qu’il pose sa voix sur leur instrumental. S’ensuivent alors de nombreuses apparitions du chanteur (sur 4 des 5 albums du groupe), notamment sur le titre « Man Next Door », en 1998, originellement créé par The Paragons dans les années 60.


Horace Andy a su mélanger ses influences reggae avec d’autres influences multiples, et c’est ce qui fait sa force : il sait s’adapter à son temps, il sait varier son style et sa voix enchante maintenant de nombreux fans. Comme exemple de sa capacité à mélanger ses influences, on peut citer quelques reprises reggae magnifiquement réalisées, comme une reprise de « Ain’t No Sunshine » de Bill Withers, ou encore de « Horse With No Name » de America.

Aujourd’hui, Horace Andy se produit sur scène accompagné du groupe français The Homegrown Band, qui sera donc là mardi prochain pour enflammer la scène de l’Elysée Montmartre. Le chanteur présentera son dernier album sorti cette année, Serious Times.

En première partie du concert, Scientist, ingénieur du son jamaïcain et protégé de King Tubby dans les années 70, nous offrira son talent dans le maniement du son, et animera la salle avec du dub merveilleusement réalisé, comme l’illustrent par exemple des chansons comme « Night of the Living Dead » ou encore « Ghost of Frankenstein ».

Inutile de le dire, le concert de mardi, organisé par Garance Productions, est incontournable. Horace Andy fait est l’une des plus belles voix du reggae, et Scientist n’est pas fréquemment sur scène.

Elysée Montmartre, 30/11, 19h30
M°Anvers
27.50€

Infos pratiques

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Gagnez 5×2 places pour les 10 ans de Mains d’Oeuvres le 18 décembre
Jerome Gros

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