Classique

Victoires de la Musique Classique 2016 : Guillaume Andrieux

Victoires de la Musique Classique 2016 : Guillaume Andrieux

12 février 2016 | PAR Elodie Martinez

Nous poursuivons notre galerie de portraits des artistes nommés aux Victoires de la Musique Classique 2016 avec le premier de la catégorie « Révélation artiste lyrique » : le baryton Guillaume Andrieux.

Guillaume Andrieux est né en 1985 dans une famille de professeurs à Villeurbanne, dans la banlieue lyonnaise. Il entre à la maîtrise de l’Opéra de Lyon à l’âge de 7 ans où il lui arrive de croiser assez régulièrement un autre baryton, lui aussi nommé cette année mais dans la catégorie « Artiste lyrique », à savoir Stéphane Degout qui est alors à l’Atelier lyrique. Guillaume Andrieux le prend rapidement pour modèle et garde toujours contact avec lui, écoutant ses précieux conseils.

Il entame alors de plus en plus une carrière soliste et fait ses premiers pas sur scène dans La flûte enchantée au Festival d’Aix-en-Provence (alors dirigé par Louis Erlo, ancien directeur de l’Opéra de Lyon) et enchaîne par la suite des rôles de solistes enfant, y compris dans des œuvres contemporaine, et se retrouve solistes sous la direction de chefs tels que William Christie, Kent Nagano ou encore John Nelson.

Après avoir passé 7 années à la maîtrise de l’Opéra de Lyon vient l’âge de la mue et Guillaume Andrieux se met à travailler avec Marie-Teissèdre au Chœur de Jeunes du Centre de la Voix Rhône-Alpes tout en continuant les claquettes avec Muriel Kay dont il intègre la compagnie et avec qui il crée différents spectacles.

Il hésite entre le sport qu’il pratiquait énormément (tennis, athlétisme, football, danse avec des claquettes et du modern jazz), mais l’appel de la musique l’emporte à 17 ans et il s’inscrit au Conservatoire de région à Lyon et participe à deux académies d’Ambronay. Il n’abandonne pas totalement le sport et pratique encore le tennis et le football « pour partager des moments de convivialité avec ses amis ».

En 2006, il entre finalement au Conservatoire de Paris (où il intègre la classe de chant de Glenn Chambers et la même promotion que Julie Fuchs, « Artiste lyrique » aux Victoires de 2014) et non à celui de Lyon, principalement pour des raisons de calendrier car le concours d’entrée a lieu avant. Il se consacre également au répertoire du lied et de la mélodie en suivant l’enseignement de Ruben Lifschitz à Royaumont.

Quatre ans plus tard, lors de son examen de sortie, celui qui sera son agent par la suite lui propose un contrat d’exclusivité, ce qui marque un véritable tournant dans sa carrière. Les projets s’enchaînent alors : Les enfants terribles de Glass à Bordeaux, L’Enfant et les sortilèges de Ravel à Aix, ou encore La dispute de Mernier à Bruxelles avec un certain Stéphane Degout.


2013 marque son retour à Lyon dans le rôle de Papageno dans La Flûte enchantée, la fameuse qui fit découvrir au public lyonnais Sabine Devieilhe, « Artiste lyrique » 2015. À Tourcoing, il donne la réplique à la soprano dans Pelléas et Mélisande de Debussy, son rôle favori et intègre la production de La Vie parisienne à l’OnR.

Il se produit régulièrement en récital avec le pianiste Michael Guido et participe également à des productions telles que Noye’s Fludde de Britten, Esther de Moreau, Les Amours de Ragonde de Mouret, The Messiah de Haendel, L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, La Passion selon Saint-Matthieu  de Bach sous la direction de B. et W. Kuijken, sans oublier le festival d’Ambronay avec Les Arts Florissants et Actéon de Charpentier, dirigés par Christophe Rousset, ou encore dans L’Europe Galante de Campra dirigé par William Christie. Il est également sollicité par des ensembles tels que les solistes de Lyon Bernard-Tétu, l’ensemble AEDES dirigé par Mathieu Romano et l’ensemble Sequenza 9.3 dirigé par Catherine Simonpietri.


Récemment, il a interprété Enée dans Didon et Enée de Purcell au festival d’Ambronay ainsi que le rôle de Tarquinius dans The Rape of Lucretia de Britten. Cette saison, il est le Comte Almaviva dans Le Nozze di Figaro sous la direction de Kenneth Weiss.

Vous avez jusqu’au 14 février pour voter!

Liste complète des nommés.

[Berlinale] Midnight Special, finalement pas si spécial
Box-office France semaine : 1,5 million d’entrées pour les Tuche 2 devant le Chocolat d’Omar Sy
Elodie Martinez
Après une Licence de Lettres Classiques et un Master en Lettres Modernes, Elodie découvre presque par hasard l'univers lyrique et a la chance d'intégrer en tant que figurante la production du Messie à l'Opéra de Lyon en décembre 2012. Elle débute également une thèse (qu'elle compte bien finir) sur Médée dans les arts en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, puis, en parallèle d'un stage dans l'édition à Paris, elle découvre l'univers de la rédaction web et intègre l'équipe de Toute la culture où elle participe principalement aux pages d'opéra, de musique classique et de théâtre. Elle a aussi chroniqué un petit nombre de livres et poursuit l'aventure une fois rentrée sur Lyon. Malheureusement, son parcours professionnel la force à se restreindre et à abandonner les pages de théâtre. Aujourd'hui, elle est chargée de projets junior pour un site concurrent axé sur l'opéra, mais elle reste attachée à Toute la culture et continue d'être en charge de l'agenda classique ainsi que de contribuer, à moindre échelle, à la rédaction des chroniques d'opéra.

Publier un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *