Musique

Thomas Blanquart nous parle du Crossroads Festival

Thomas Blanquart nous parle du Crossroads Festival

04 septembre 2019 | PAR La Rédaction

La quatrième édition du Crossroads Festival, premier festival européen de découvertes musicales de la région Hauts-de-France, se déroulera du mercredi 13 au samedi 15 septembre 2019 à La Condition Publique, La Cave aux Poètes, l’ARA et le Bar Live, à Roubaix. Une trentaine d’artistes éclectiques sont programmés. Echange avec Thomas Blanquart, le coordinateur du festival. 

À sa quatrième édition peut-on dire que le Crossroads Festival atteint une certaine maturité ?

Non, pas encore, on sait que le Crossroads Festival est encore jeune. Et son ambition de festival entièrement de découvertes couplé à des rencontres professionnelles réclame justement du temps et beaucoup de travail pour arriver à la maturité des festivals du même genre qui existent en Europe. Crossroads c’est encore un enfant mais qui apprend vite disons.

Quels artistes révélés au festival avez-vous suivis à travers les années ?

On sait la difficulté d’une carrière musicale, jouer dans des festivals comme le Crossroads est une belle opportunité mais elle ne suffit pas si le groupe n’est pas bien entouré ou accompagné. Alors, bien sûr, on est contents de voir la carrière d’artistes comme Juicy, Kimberose, Structures, et j’en oublie, prendre son envol après le festival. Mais, pour d’autres, ça prend juste un peu plus de temps.

Pouvez-vous nous parler des choix musicaux de cette année ?

Le choix des groupes a été opéré par un jury de professionnels issus de HAUTE FIDÉLITÉ, pôle régional musiques actuelles Hauts-de-France. Il s’est réuni en février. Les critères de sélection étaient tout d’abord artistiques bien sûr mais également d’émergence, à savoir privilégier les projets nouveaux et originaux. Au final, on a une programmation plutôt éclectique, de qualité avec la présence de super projets, je pense notamment aux artistes hip-hop dont le niveau est élevé cette année.

Comment repérez-vous les artistes ?

C’est la spécificité du Crossroads. Ce sont des structures professionnelles issues de la région et d’ailleurs (France, Belgique, Luxembourg, Québec) qui repèrent les groupes et les soumettent au jury. Comme je le disais plus tôt, c’est la qualité de l’encadrement et de l’accompagnement qui peut débloquer des choses sur ce genre de festival.

Comment le festival s’inscrit-il dans le riche paysage culturel de Roubaix ?

On investit cette année 5 lieux culturels de la ville de Roubaix, ce n’est pas rien : la Cave aux Poètes, l’Ara, le Bar Live, le Théâtre Pierre de Roubaix et la Condition Publique. Celle-ci reste néanmoins le point névralgique du festival. La nouveauté, cette année, c’est la centralisation d’ateliers et conférence ainsi que de temps de rencontres professionnelles à l’Ara et au Bar Live, c’est-à-dire au 301 avenue des Nations Unies.

Le public belge est-il aussi au rendez-vous des réservations ?

Je n’ai pas de statistiques précises à vous communiquer aujourd’hui mais on espère que les voisins viendront faire un tour effectivement. En termes de professionnels en tout cas, grâce au travail de WBM ou des réseaux Court Circuit et Club Circuit, ils sont nombreux à s’accréditer pour le festival cette année !

À qui s’adressent les conférences, comme « Les coopérations et échanges dans le secteur musical” ?

À des professionnels bien sûrs mais également à de jeunes développeurs d’artistes peut-être encore amateurs mais qui apprennent leur futur métier. C’est toujours intéressant d’avoir le retour d’expériences de différents pros pour comprendre la mécanique de développement autour des groupes de musique.

Visuel : Thomas Blanquart DR

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