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Femmes du monde et nouvelles technologies, le projet incroyable de l’association What Women wish

Femmes du monde et nouvelles technologies, le projet incroyable de l’association What Women wish

08 mars 2011 | PAR Floriane Gillette

Le 8 mars 1910, à Copenhague, une confédération de femmes socialistes de tous les pays, décide de créer la journée des femmes en vue de servir la propagande du vote des femmes. En France, il faudra attendre 1982  pour que l’Etat officialise cette journée.  Aujourd’hui ce sont des millions de personnes qui luttent pour que  les femmes du monde entier soient traitées comme l’égal des hommes.

Journée de la femme ou pas, Zélie Verdeau et Fanny Le Gallou ont décidé de s’intéresser aux enjeux des TIC ( Technologies de l’information et de la communication ) dans le quotidien des femmes du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie.

Ingénieuses et sympathiques ces jeunes trentenaires ont créé une association : what women wish. Entourées d’une équipe joyeuse et dynamique, les aventurières partent demain, mercredi 9 mars, sillonner 14 pays : Liban, Syrie, Israël, Palestine, Egypte, Bénin, Burkina-Faso, Mali, Inde, Népal, Chine, Vietnam, Laos, Thaïlande, Malaisie, Indonésie et Japon,  pendant onze mois.

Durant ce long périple, les filles mèneront trois types d’action : une formation informatique qui comprend une présentation technique du matériel, fonctionnement des logiciels,  transmission des bases en matière de traitement de texte, mailing, tableur et une initiation  à internet et à la photographie numérique. Le second aspect de leur action concerne l’équipement d’établissements scolaires, comme un lycée technique à Bamako, un collège au Bénin ou une association Rashka qui recueille les femmes placées de force sur le marché de la prostitution au Népal.  Enfin, Fanny et Zélie organisent une collecte de clés USB, en France, pour les distribuer ensuite.

J-1 avant le grand départ, les jeunes femmes prennent le temps de répondre à nos questions.

Comment est née l’idée de ce projet ?

Un dimanche après-midi de mai 2009 autour d’un thé, nous nous sommes aperçues que nous avions la même envie de voyage à longue durée fait de rencontres humaines avec les populations locales. Etant donné notre âge (la trentaine) et nos professions, nous avons décidé de monter un projet dans lequel on s’investisse et à travers lequel on puisse faire aussi profiter de nos compétences. Nous avons très vite compris que nous avions envie de travailler avec les femmes puisqu’elles revenaient quasiment dans tous les sujets. De fil en aiguille et à force de longues discussions nous avons trouvé le cœur de nos préoccupations: les femmes et les nouvelles technologies !
Comment avez-vous déterminé les destinations du périple ?

Plusieurs facteurs ont joué. Nous avons énuméré les pays dans lesquels nous avions envie d’aller puis ceux qui étaient incontournables dans le cadre du projet. Nous avons décidé que la liste finale serait celle des pays dans lesquels nous aurions le plus de contacts. Au fur et à mesure nous avons changé le trajet selon nos budgets, l’actualité des pays et selon les possibilités liées aux liaisons aériennes (et terrestres). Nous nous étions fixées 14 mois au départ mais nous avons vite compris que nous étions trop gourmandes, donc ce sera 11 mois et nous faisons l’impasse sur le Kenya, la Tanzanie et Madagascar.
De quelle façon allez-vous rendre compte de votre action pendant et après votre périple ?

Nous avons créé un site Internet dédié au projet www.whatwomenwish.fr qui présente le concept,  l’équipe, l’association et sur lequel nous allons diffuser nos reportages écrits, photos et vidéos. En ligne depuis le 13 décembre nous essayons de l’actualiser un maximum en l’enrichissant déjà avec de l’information sur les nouvelles technologies et sur les femmes du monde, d’ailleurs plusieurs femmes françaises ont déjà été interviewées à ce sujet. Nous envoyons aussi des newsletters aux adhérents pendant la durée du projet avec des infos exclusives. A notre retour nous prévoyons des conférences et des expositions dans les différentes villes qui nous ont soutenues (Paris, Rennes, La Roche sur Yon et Saint Florent des Bois), quelques membres actives de l’association se chargent de les organiser en notre absence. Nous avons une équipe très active qui nous soutient et nous aident durant toute la période du projet permettant ainsi de relayer nos actions au mieux que possible.

Pourquoi avoir associé les TIC et les femmes ?

L’impact des TIC se traduit différemment sur les populations, les cultures et les traditions selon que l’on vienne du Burkina Faso, de France ou de Chine, selon que l’on vive en zone rurale ou urbaine. Nous aurions pu étudier l’impact des nouvelles technologies d’un point de vue global mais nous avons choisi les femmes. Les femmes sont aussi un public particulièrement intéressant car davantage victimes de la fracture numérique que les hommes, pour différentes raisons suivant les régions du monde. Elles présentent pourtant un potentiel  important et constituent un levier prépondérant dans le développement socio-économique d’un pays. Leur manière d’appréhender les TIC et d’y avoir accès est un sujet extrêmement important. Et puis tout simplement parce que nous sommes deux femmes et nous avons tout particulièrement eu envie d’aborder ces sujets avec elles !

Une collecte de matériel est envisagée, comment sera-t-elle acheminée (distribuée) ?

C’est une nouveauté que nous venons de mettre en place donc nous étudions encore les possibilités. Il s’agit de clés USB pour l’instant, ce qui est le plus facilement transportable (et qui nous sera livré par mon petit ami quand il nous rejoindra pour quelques jours).  La distribution se fera donc selon le nombre que nous récolterons auprès des associations et écoles au Bénin, au Mali et au Népal notamment.

Pourrons-nous suivre les étapes de la mission sur le site WWW ?

Oui oui !

Les formations dans les écoles auront lieu dans des écoles, collègess et association, êtes-vous focalisées sur une tranche d’âge, des catégories  de femmes en particulier ?

Non, il s’agira de filles et de femmes, de niveau débutant et moyen. Le public sera très diversifié apparemment.

Comment allez-vous à la rencontre des femmes ?

Nos contacts dans chacun des pays sont soit des femmes que nous allons interviewer, soit des personnes qui peuvent nous faire rencontrer des femmes intéressantes pour témoigner sur le sujet et nourrir nos interrogations. Nous espérons vivement que nos chemins nous mèneront aussi vers des rencontres fortuites et peut-être aurons nous parfois la chance et/ou le courage d’aller vers des inconnues qui accepteront de discuter avec nous. Nous sommes sociables et je pense suffisamment respectueuses donc nous ne devrions pas avoir trop de souci à les aborder même si cela doit prendre du temps.

Pour suivre Zélie et Fanny tout au long de leur voyage rendez-vous sur : http://www.whatwomenwish.fr/

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Floriane Gillette

2 thoughts on “Femmes du monde et nouvelles technologies, le projet incroyable de l’association What Women wish”

Commentaire(s)

  • Tahadhibati

    j’aimerai bien que toutes les femmes de mon ile bénéficient d’une formation en matière de nouvelle technologie et leurs octroyer des outils informatiques pour qu’elles puissent entrer en contact avec les autres femmes du monde.non seulement ça mais qu-elles puissent aussi s’informer d’un peu de tout a travers le net

    juin 22, 2012 at 10 h 00 min
  • Tahadhibati

    c’est une bonne initiative le faite de develloper les femmes à l’aide de la nouvelle technologie

    juin 22, 2012 at 10 h 03 min

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