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Chronique de Cannes : une odeur de scandale !

18 mai 2009 | PAR Jeremy

antichrist_haut1La révolution est en marche sur Cannes. Comme une poudre déposée par hasard ou une chanson de France Gall égarée sur les ondes. Johnny aura reçu un accueil mitigé pour sa première compétition au Festival. D’aucuns pensent que sa prestation est d’une évidence majestueuse, tant il électrice l’écran et forme un tout qui ferait presque oublier que « Vengeance » est un film raté. Du moins aura-t-il l’occasion de prouver qu’être acteur ne s’improvise pas, – pour le prochain film de To -, remake du «Cercle rouge» dans lequel il incarnera le rôle de Jansen, un cambrioleur alcoolique assuré par Yves Montand dans la version originale.

Risqué. Le film de Joann Sfar, dont un montage du sulfureux récit de la « vie héroïque » de Serge Gainsbourg est présenté aux acheteurs étrangers. L’histoire d’une thérapie solitaire de la révolution permanente, du lemon incest au billet de 500 balles,gainsbourg2 l’homme à la tête de chou est un scandale poétique. Autre thérapie, celle d’une provocation permanente de Lars Von Trier. Son dernier film, gaiement intitulé «Antichrist », a provoqué les hydres de la critique bien-pensante. Lors de la projection presse, cris, sifflets et rires cruels accompagnèrent le sulfureux chagrin de Charlotte, qui ira jusqu’à castrer son mari pour exorciser la douleur de la mort de son enfant. Le drame psychologique de Von Trier provoque des sentiments exacerbés (certains journalistes iront même jusqu’à quitter la salle !), des réactions violentes et chavirées : une controverse tonitruante à l’image de son premier long métrage, «Element of Crime», qui distingue le scandale du coup d’épée dans l’eau.

La Révolution anglaise avait précédé de quelques années la Révolution Française. Dernière révolution datée, Ken Loach, réalisateur anti-conformiste confie son soutien au facteur neuilléen, leader du NPA (Nulle part ailleurs) : Olivier Besancenot, qui n’est pas attendu sur la Croisette. Qui a dit Révolution ?

Jérémy Collado

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